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Dix règles d’or pour les investisseurs

13 octobre 2010 | Commenter

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10_dix_425S’inspirant du livre 10 Market Rules to Remember, de l’analyste américain Bob Farrell, le chroniqueur Aryeh Katz, du site Investopedia.com, dresse la liste des 10 règles d’or que devraient suivre les investisseurs.

1. À terme, les marchés tendent à rejoindre leur moyenne historique
Les épisodes de fluctuations extrêmes, à la hausse comme à la baisse, sont des phénomènes passagers. Éventuellement, les marchés finissent par se comporter normalement. Par conséquent, les investisseurs doivent ignorer les soubresauts périodiques et respecter leur plan de match axé sur le rendement à long terme.

2. Les excès à la hausse sont compensés par les excès à la baisse, et vice versa
Toute flambée des cours boursiers sera inévitablement suivie d’une correction marquée. L’inverse est aussi vrai. Pourquoi ? Parce que la peur excessive remplace presque automatiquement l’optimisme débridé. Les investisseurs expérimentés savent profiter de ces réactions démesurées.

3. Il n’y a pas de nouvelles frontières : les excès finissent par… finir !
Certains investisseurs qui connaissent du succès sont portés à croire qu’ils détiennent la recette secrète de la potion magique. Ils sont convaincus que leurs profits s’accumuleront jusqu’à la fin des temps. Ce faisant, ils négligent de les empocher au moment opportun et se retrouvent bien souvent gros Jean comme devant. Comme le dit l’adage : mieux vaut vendre trop tôt que trop tard.

4. Les hausses et les baisses rapides sont toujours surprenantes
En effet, elles ont tendance à aller plus loin que prévu. Les investisseurs ont donc intérêt à gérer leurs positions de manière serrée durant ces épisodes, car les moments de répit peuvent être rares. Les renversements surviennent habituellement sans crier gare.

5. Les néophytes achètent au sommet avant de vendre au creux
Influencés par les articles de presse tapageurs, les investisseurs néophytes achètent les actions lorsqu’elles ont atteint leur point culminant. Ils tombent ainsi dans le piège que tendent involontairement les médias, qui trouvent intéressant de parler des titres au moment où ceux-ci peuvent faire la manchette. L’ennui, c’est qu’il est souvent trop tard pour prendre position ; c’est même le bon moment de vendre ces actions. Les néophytes se trouvent donc coincés avec des titres qui plantent. Pris au dépourvu, ils les liquident à perte. « L’indépendance d’esprit surclassera toujours la mentalité de troupeau », dit Aryeh Katz.

6. La peur et l’appât du gain sont des sentiments puissants
Ces deux émotions à la base des comportements humains peuvent contribuer à vider un portefeuille du jour au lendemain. Voilà pourquoi tous les investisseurs doivent adopter une stratégie de placement à respecter à la lettre. Cette stratégie doit comporter notamment une politique de gestion des pertes. En gros, avant d’effectuer toute transaction, les investisseurs doivent savoir à quel prix ils entreront dans le marché, à quel moment ils encaisseront leurs profits et, surtout, quand ils sortiront pour limiter leurs pertes. En tout temps, ils placeront des stops de protection qui ont pour but d’éliminer les réactions émotives qui peuvent être dévastatrices.

7. Les marchés sont puissants lorsque les mouvements sont largement appuyés
Les investisseurs qui suivent uniquement des indices limités, comme le Dow Jones et ses 30 titres, manquent parfois le bateau. En effet, il existe des indices plus représentatifs du marché américain, comme le S&P 500 (qui piste 500 entreprises) ou le Wilshire 5000 qui suit l’évolution quotidienne de plus de 4 000 sociétés. Autrement dit, le Dow Jones peut monter au cours d’une période, mais ce mouvement à la hausse pourrait ne pas être en phase avec l’ensemble du marché. Certes, les investisseurs peuvent en apprendre beaucoup en analysant le Dow Jones, mais ils doivent absolument se référer au S&P 500 ou au Wilshire 5000.

8. Marchés baissiers : attention au repli haussier
Un marché baissier se développe en trois étapes. Il commence par un déclin marqué des cours (étape 1), suivi d’un repli haussier (étape 2). Attention, danger ! En effet, ce repli haussier est un leurre, car, la plupart du temps, il ne s’agit que d’une pause précédant une poursuite à long terme de la descente (étape 3). Pourquoi y a-t-il formation d’un repli haussier ? Eh bien, ce sont les vendeurs à découvert qui se dépêchent à encaisser leurs profits (en rachetant les titres vendus à découvert) à la suite du premier déclin marqué des cours (étape 1). Les investisseurs peu expérimentés qui croient y voir un renversement de tendance se font pincer et demeurent pris avec des actions qui ne cessent de perdre de la valeur.

9. Les analystes financiers font consensus ? Prenez une position inverse !
Si les analystes financiers des maisons de courtage recommandent à l’unisson l’achat d’un titre, c’est que celui-ci a probablement atteint sa valeur marchande optimale (dans le jargon, on dit qu’il est « pleinement évalué »). Il serait temps d’envisager de le vendre.

10. Les marchés haussiers sont plus agréables que les marchés baissiers
C’est vrai, à moins d’être un adepte de la vente à découvert.

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