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Dom Grestoni favorise les services financiers

11 juillet 2008 | Commenter

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Au cours des quatre derniers mois, Dom Grestoni a encaissé d’importants profits sur ses positions dans les titres des matériaux et de l’énergie pour faire le plein d’actions du secteur des services financiers.

En entrevue au Financial Post, le vice-président principal et chef des actions nord-américaines à la Société de gestion d’investissement I.G. a indiqué que les investisseurs commettraient une erreur en pensant que le secteur des services financiers ne rebondira pas.

Son titre favori est celui de la Banque Royale, qui représente 10 % de son portefeuille. Depuis le début de l’année, l’action a reculé de 19 %, bien plus que celle de la Banque Nationale, pourtant empêtrée dans la crise des PCAA.

Dom Grestoni s’étonne que les investisseurs semblent oublier que la Banque Royale n’a procédé qu’à de faibles dépréciations d’actifs liés à la crise des PCAA. Il indique que les bénéfices de la plus importante banque canadienne croissent sans discontinuer. Aux cours actuels, il n’hésite pas à en acheter.

Du côté américain, le gestionnaires des fonds Investors Dividendes, Investors Canadien valeur grande capitalisation et Investors Canadien a augmenté significativement ses positions dans Bank of America.

De janvier à juin 2008, l’action de cette institution a fondu de 42 %, comme celle de Citigroup. Toutefois, souligne Dom Grestoni, Bank of America a radié pour 16 milliards de dollars d’actifs, alors que Citigroup a dû en effacer pour 43 milliards. Il croit que le titre de Bank of America prendra du tonus une fois que le marché immobilier résidentiel américain sortira de sa torpeur.

En Europe, Dom Grestoni a engrangé des actions de Royal Bank of Scotland. Les banques européennes, fait-il remarquer, ont été touchées plus durement que les homologues nord-américains. Ainsi, le titre de Royal Bank of Scotland a chuté de 60 % depuis le début de l’année. Certes, les investisseurs l’ont punie pour avoir participé au consortium qui a acheté la néerlandaise ABN Amro, mais cette acquisition, à terme, se révélera avantageuse, note Dom Grestoni. Également, il apprécie le fait que Royal Bank of Scotland a réussi à se refinancer à hauteur de 24,4 milliards de dollars US, alors que ses besoins se chiffraient à 15,5 milliards.

Pour financer ces achats, Dom Grestoni a vendu, en totalité ou en partie, ses actions de Canadian Natural Resources, d’EnCana, de Rio Tinto PLC et de BHP Billiton PLC. Selon lui, la poussée dans les secteurs des matériaux et de l’énergie tire à sa fin. Au cours du dernier trimestre, dit-il, le prix du baril de pétrole est passé de 100 à 140 $US, mais le cours des actions liées à ce domaine est loin d’avoir progressé autant.

Pour Dom Grestoni, ce signal indique qu’il faut prendre le chemin de la sortie.

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