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Dominique Anglade : des appuis et des défis

1er février 2016 | La rédaction | Commenter

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Les milieux québécois des affaires et des services financiers accueillent avec enthousiasme la nomination de Dominique Anglade à titre de ministre de l’Économie… et lui font part de leurs attentes.

La nouvelle ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, ministre responsable de la Stratégie numérique et membre du Conseil du trésor est déjà habituée au monde économique.

Titulaire d’un MBA de HEC Montréal et ingénieure industrielle de formation, Dominique Anglade a notamment dirigé l’organisme Montréal International, été directrice des affaires externes et gouvernementales pour Nortel et consultante au renommé cabinet McKinsey.

« Le défi économique est important, surtout dans le contexte des changements qui ont cours à travers la planète. Mme Anglade peut compter sur nous », déclare le directeur des affaires publiques de la Banque Nationale, Jean-François Cadieux, en entrevue avec Conseiller.

Dominique Anglade. Photo : Collection Assemblée nationale du Québec, Jean-Yves Cliche.

Dominique Anglade. Photo : Collection Assemblée nationale du Québec, Jean-Yves Cliche.

De son côté, la Fédération des chambres de commerce du Québec se réjouit « de voir confier à la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation la mise en place d’une Stratégie numérique qu’elle souhaite ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir », indique un communiqué.

Même enthousiasme de la part de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, qui l’a qualifiée de « femme d’action qui connaît très bien les enjeux et la réalité des PME ».

EMPLOIS ET EXPORTATIONS

Sa nomination constitue un pari « très risqué », estime J.-Jacques Samson. Au micro de la Première Chaîne de Radio-Canada, le chroniqueur du Journal de Québec et du Journal de Montréal a déclaré que Dominique Anglade « n’a aucune expérience parlementaire » et qu’elle « entre en fonction dans une conjoncture très difficile ».

« Les libéraux s’étaient engagés à créer 250 000 emplois au cours de leur mandat. Madame Anglade a tout un rattrapage à effectuer. Le taux de croissance de l’économie québécoise est très bas. En 2015, la croissance du PIB au Québec en 2015 était de 1,1 % », a-t-il ajouté, citant Statistique Canada.

Au nombre des nombreux défis qui attendent la nouvelle ministre, citons entre autres la création d’emplois et la croissance des exportations, que favorise un huard faible.

Le Conseil du patronat a par ailleurs souligné l’urgence de « susciter davantage d’investissements privés et faire de l’innovation une stratégie centrale ».

UNE DEMANDE DES CONSEILLERS INDÉPENDANTS

Le président de l’Association professionnelle des conseillers en services financiers (APCSF), Flavio Vani, salue l’arrivée d’une « personne qui connaît bien [le] milieu ».

« Elle connaît bien qui nous sommes, des microentreprises », affirme-t-il à Conseiller.

Il invite notamment Dominique Anglade à les « aider à récupérer la taxe sur les intrants », dit-il, comme c’était le cas auparavant.

Depuis l’entrée en vigueur de la taxe de vente harmonisée en 2013, les professionnels en services financiers à leur compte, comme M. Vani, ne peuvent plus récupérer la TVQ qu’ils payent, notamment pour se procurer des logiciels d’assurance obligatoires, de l’équipement informatique, des fournitures, etc. Ce manque à gagner peut représenter des sommes importantes chaque année, souligne-t-il.

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