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Douche froide pour Citigroup

31 mars 2014 | Dominique Lamy | Commenter

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La Réserve fédérale des États-Unis a rejeté le plan de rachat d’actions et d’augmentation de dividende présenté par Citigroup, sous prétexte que la banque est insuffisamment préparée à faire face à une éventuelle crise financière d’envergure. Les actionnaires ont sanctionné le titre (C-N) le 27 mars dernier, le faisant culbuter de 5,40 % sur l’annonce de cette nouvelle.

Les dirigeants souhaitaient augmenter le dividende trimestriel à 0,05 $ par action et hausser le programme de rachat d’actions à 6,4 milliards de dollars. Ils devront plutôt se contenter du statu quo, soit la possibilité de racheter pour 1,2 milliard de dollars d’actions et de verser 120 millions de dollars en dividendes, soit l’équivalent plutôt mince de 0,01 $ par action, par trimestre. Le P.D.G. de l’entreprise, Michael Corbat, s’est dit profondément déçu de cette décision, pour un plan financier qu’il considérait comme « modeste ».

C’est la deuxième fois en trois ans que la Réserve fédérale refuse les initiatives de la banque américaine visant à retourner davantage d’argent aux actionnaires. Une grande prudence s’impose, semble-t-il. Lors de la crise financière de 2008, Citigroup a été le plus grand bénéficiaire du plan de sauvetage concocté par les autorités. La troisième banque en importance des États-Unis avait reçu, à ce moment, plus de 45 milliards de dollars en liquidités. Aux fins de comparaison, la capitalisation boursière actuelle du géant bancaire est de 144 milliards de dollars.

La Banque a néanmoins 90 jours pour corriger les lacunes identifiées par la Réserve fédérale – cette dernière reconnaît néanmoins que l’institution a réalisé des progrès dans le domaine de la gestion des risques et de contrôle – et pour soumettre un plan amendé dans l’espoir de rendre davantage d’argent à ses actionnaires.

En janvier dernier, les résultats financiers trimestriels de Citigroup avaient également déçu Wall Street, malgré une hausse appréciable de 84 % du bénéfice net annuel. À l’heure de rédiger ces lignes, le titre boursier (C-N) demeure relativement stable, à 47,50 $ US, comparativement à sa valeur comptable de plus de 65 $ US, selon Capital IQ.

À lire : Une journée à deux milliards pour JPMorgan

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