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Dow Jones : Trois raisons d’acheter maintenant

30 juillet 2008 | Commenter

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Que diriez-vous d’un Dow Jones valant deux millions? Fabrice Taylor du Globe and Mail montre que cela pourrait être possible.

Au cours du 20e siècle, l’indice des plus importantes et plus populaires compagnies américaines ont accumulé un taux annuel d’un peu plus de 5 %. Si la situation se reproduit au 21e siècle, l’indice atteindra 2 000 000 d’ici 2100.

La plupart des gens ne vivront pas assez longtemps pour voir ce phénomène, puisque atteindre 1 000 000 prendra 85 ans. Mais l’indice pourrait devenir beaucoup plus élevé qu’il ne l’est présentement. Peut-être que 5 % semble peu, surtout pour des titres. Mais en achetant l’indice quand il vaut peu, le rendement s’en trouverait amélioré. M. Taylor explore trois raisons pour lesquelles le Dow est attrayant à l’heure actuelle pour les Canadiens.

Raison #1 : Le huard est à parité avec le billet vert, rendant les titres plus abordables.

Les revenus et dividendes vaudront moins une fois convertis en devise locale, mais on peut supposer que le taux de change est cyclique, comme il l’a été historiquement. « Notre dollar est si étroitement lié aux marchandises, affirme Darren Dansereau, gestionnaire de portefeuille QV Investors à Calgary. Si leur valeur baisse, celle du huard diminue aussi. Détenir des titres liés aux marchandises lors d’une telle baisse est profitable. »

En 1976, un dollar canadien valait un dollar américain. Graduellement, le huard a plongé jusqu’à un peu plus de 60 cents en 2002. Si un investisseur avait acheté pour 1 000 $ du Dow au début de 1977, en 2002, l’investissement aurait valu environ 10 000 $ US d’ici 2002 et plus de 16 000 $ CA, sans compter les dividendes.

C’est presque 12 % par an. En ajoutant les dividendes, la valeur s’approche de 14 %. L’indice a grimpé presque deux fois plus rapidement lors du dernier quart de siècle que lors du siècle complet. C’est un excellent rendement, plus de 16 fois la valeur initiale.

On ne peut qu’assumer que le cycle des devises existe et qu’un rendement en découlera éventuellement. Cela pourrait prendre 20 ans. Mais c’est pourquoi les « blue chips » existent : pour le long terme.

Raison #2 : L’indice industriel du Dow Jones n’est plus aussi industriel. Il abrite les plus grandes marques de commerce au monde : Coca-Cola, Procter & Gamble (qui fabrique les rasoirs Gillette, le savon Tide, le dentifrice Crest et des centaines d’autres articles achetés au quotidien), les Post-its (fabriqués par 3M), Wal-Mart, Pfizer, Merck, Intel, Hewlett-Packard, Microsoft, etc.

Les grandes marques commerce ont généralement des avantages concurrentiels durables. Le savon Tide ne coûte pas cher à fabriquer mais se vend à haut prix. Il est difficile mettre sur le marché une nouvelle marque comparable à Tide. C’est pourquoi les bonnes marques nécessitent peu d’investissement et engendrent beaucoup d’argent. Cela signifie aussi qu’elles peuvent transmettre le coût de l’inflation à leurs clients. Même si le prix d’une bouteille de Coke augmente, les acheteurs continueront de s’en procurer.

L’autre avantage du fait de détenir le Dow est la diversification, pas seulement nationale, mais mondiale. Même s’il ne compte que 30 membres, l’indice est remarquablement diversifié (finances, technologie, pharmaceutiques, matériaux de base, etc.). Plus de la moitié des rendements produits par les sociétés membres de l’indice proviennent de l’extérieur des États-Unis. Une récession américaine fera mal, mais n’empêchera pas tout profit.

Raison #3 : La valorisation.

M. Dansereau et ses collègues voient des valorisations qu’ils n’ont pas vues depuis très longtemps avec des titres du Dow et d’autres grosses compagnies américaines. « Certaines compagnies que nous observons depuis des années commencent à être très abordables. »

Par exemple, les magasins Wal-Mart. Le rendement moyen du titre dans la dernière décennie était environ 20 %. Il est bien géré et une force dominante de l’industrie. Et il est coté à environ 15 fois la valeur des acquisitions.

Le Dow Jones est actuellement coté à environ 14 fois la valeur des acquisitions, soit les rendements estimés pour l’année prochaine) et la moyenne approximative à long terme. Pour mettre ce résultat en contexte, il y a neuf ans, le ratio correspondait environ au double de la valeur des acquisitions.

Un ratio prix/rendements ne signifie pas grand-chose, à moins que les produits aient de concurrents, puisque les investisseurs ont des choix. Ils peuvent acheter des obligations, par exemple. Il faut donc considérer les rendements des acquisitions, ce qui correspond justement l’inverse du ratio prix/rendements, ou environ 7,1 %. Cela signifie que vous gagnez 7 cents pour chaque dollar placé dans l’indice. Comparons cela aux obligations américaines 10 ans, qui fournissent un rendement d’environ 4 %. Et bien sûr vos revenus et dividendes seront plus susceptibles de se hausser avec le temps.

Il est vrai que certains économistes s’attendent à ce que les rendements d’obligations augmentent avec l’inflation. Les « blue chips » de marque de commerce peuvent généralement accomplir ce dessein.

Il existe donc des opportunités, même en temps difficile.

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