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Économie

Économie canadienne : rien de reluisant en 2013

30 janvier 2013 | Ronald McKenzie | Commenter

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Les économistes de Desjardins ne débordent pas d’enthousiasme pour ce qui est de la croissance au pays en 2013.

« Les difficultés économiques semblent se multiplier depuis quelques trimestres. D’une part, le secteur extérieur continue de souffrir de la faiblesse de la demande mondiale. D’autre part, le ralentissement du marché immobilier se concrétise avec une baisse des mises en chantier et un recul des ventes de maisons existantes », écrivent les économistes François Dupuis et Yves St-Maurice dans leur plus récente mise à jour.

Certes, la quatrième série de mesures visant à restreindre le crédit hypothécaire porte des fruits depuis son entrée en vigueur l’été dernier. Mais il reste à voir si l’application au sein des institutions financières des nouvelles normes de Bâle III aura un effet modérateur supplémentaire.

De plus, la lutte aux déficits budgétaires continue de freiner la croissance économique un peu partout au pays. Par exemple, la production réelle du secteur des administrations publiques affiche un recul de 0,5 % depuis un an.

La croissance économique au Canada s’appuie donc sur très peu de facteurs favorables. MM. Dupuis et St-Maurice anticipent un gain du PIB réel canadien de 1,8 % en 2013 et de 2,5 % en 2014. Au Québec, la période de faiblesse de l’économie risque de se poursuivre au premier semestre de 2013.

En ce qui concerne les taux d’intérêt, les banques centrales demeureront prudentes devant la fragilité de l’économie. « La Banque du Canada a adouci son discours en laissant entrevoir que le relèvement des taux directeurs sera plus tardif qu’initialement prévu », notent les experts. Leur scénario table toujours sur une première hausse vers la mi-2014.

Sur les marchés financiers, la progression des Bourses devrait ralentir après les bonnes performances des derniers mois. La croissance des profits des entreprises devrait notamment se modérer. Peu de mouvements sont attendus du côté des rendements obligataires, « ne serait-ce qu’une légère tendance à la hausse qui devrait graduellement s’installer cette année avant de s’accélérer l’an prochain », concluent MM. Dupuis et St-Maurice.

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