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Éducation financière au secondaire : de nouvelles critiques

12 septembre 2017 | La rédaction | Commenter

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monnaie_argent_canada_425La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) dit s’interroger sur « la manière dont l’implantation du cours d’éducation financière obligatoire au secondaire s’effectue » et sur « le processus flou de consultation qui a mené à son élaboration ».

Dans un récent communiqué, la CACQ, qui regroupe une vingtaine d’associations de consommateurs réparties dans la province, rappelle que le programme d’éducation économique destiné aux étudiants de 5e secondaire a suscité de vives critiques, notamment de la part de la Fédération des syndicats de l’enseignement et du Conseil supérieur de l’éducation.

« ABSENCE DE PROCESSUS DE CONSULTATION »

Si la CACQ affirme « reconnaître et revendiquer depuis nombre d’années l’importance de l’éducation financière dans le cursus scolaire de niveau secondaire », elle se demande « ce qui justifie l’empressement d’agir du ministre Proulx ».

En effet, argumente-t-elle, les associations de consommateurs ont de longue date développé une expertise en éducation financière, ce qui leur permet « d’accompagner les citoyens dans la gestion de leurs finances personnelles via des consultations budgétaires et des ateliers offerts en milieu scolaire ». Dans ces conditions, la Coalition soutient que cette expérience « aurait dû permettre une collaboration avec le milieu de l’enseignement ».

Selon la CACQ, « de nombreuses interrogations restent sans réponse » pour l’instant, à commencer par « les raisons qui ont motivé l’urgence de mettre en place ce cours de façon précipitée », « l’absence de processus de concertation », « les acteurs qui ont influencé la décision du ministre » et « le choix de positionner le cours en 5e secondaire plutôt que durant toute la période du secondaire ».

« DES RÉPERCUSSIONS SUR LES ÉLÈVES »

« L’impact qu’auront ces décisions sur la préparation du personnel enseignant aura des répercussions sur les élèves, qui forment les consommateurs de demain », déplore la CACQ. « Une éducation financière mal préparée entraînera nécessairement ce bassin de futurs et nouveaux acheteurs à être plus à risque aux enjeux liés à l’endettement », ajoute-t-elle.

L’annonce du retour du cours d’éducation financière obligatoire en 5e secondaire dans les établissements scolaires québécois avait été faite en décembre 2016 par le ministère de l’Éducation. Dans le communiqué qu’il avait publié, celui-ci indiquait alors vouloir « outiller davantage les jeunes en vue de leur passage à la vie adulte et de leur entrée sur le marché du travail ».

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