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En 2011 : moins de paperasse et plus de temps !

9 janvier 2011 | Sophie Stival | Commenter

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2011_an_fete_425Qu’est-ce qui faciliterait votre vie à vous,  professionnels en services financiers, en 2011 ? Conseiller.ca a mené sa petite enquête en sondant certains d’entre vous. Voici vos souhaits et vos préoccupations pour la nouvelle année.

« On travaille fort pour servir nos clients. Mais si je dois passer la moitié de mon temps en paperasse administrative, ça m’en donne moins pour mes clients. Et il en faut du temps pour bien les servir », croit Yves Charbonneau, conseiller indépendant associé à l’Industrielle Alliance.

« Il y a trop de papiers à signer. Allégeons tout ça, dit-il. Un simple dépôt dans un fonds commun nécessite aujourd’hui les initiales du client à 6-7 endroits. Et parfois, le jargon employé est si complexe qu’il y a lieu de se demander si on fait tout ça pour protéger le client ou la firme », ajoute M. Charbonneau.

« Je suis le premier en faveur de la formation continue. La conformité, c’est important. Mais quand je conseille les gens, je m’assure que ça demeure le plus léger possible. Arrêtons de faire peur aux clients », explique le planificateur financier et conseiller en sécurité financière.

André Buteau - photo: James Wagner

André Buteau - photo: James Wagner

André Buteau, AVA, pl. fin., est affilié à la Financière Liberté 55 depuis 2000. Quels sont ses défis pour la nouvelle année ? Sans hésiter, l’ancien président de l’IQPF (2005-2006) plaide aussi pour un allègement de la paperasserie.

« La paperasse administrative semble croître continuellement, affirme-t-il. Les changements et les rectifications des formulaires reliés à la conformité sont constants. Le formulaire « Connaître son client », par exemple, a encore changé récemment. »

« Ce qui était simple auparavant est devenu compliqué, affirme M. Buteau. Par exemple, les changements d’adresse doivent désormais être faits par les clients eux-mêmes. Bien que cette mesure soit en place pour les protéger, ça alourdit les processus et les clients ne comprennent pas toujours pourquoi on ne peut le faire pour eux », ajoute-t-il.

Selon M. Buteau, la gestion de tous ces nouveaux formulaires oblige les conseillers à constamment s’assurer d’avoir le bon formulaire en main et de ne pas faire signer un questionnaire périmé, par exemple. « Les courriels se multiplient pour nous aviser des changements ici et là dans les différents secteurs telles les assurances de personne et l’épargne collective. Si tous les changements avaient lieu annuellement plutôt qu’à la pièce, ça serait déjà plus facile », propose-t-il.

Lourdeur liée à la conformité : la Chambre répond
Conseiller.ca a demandé à Luc Labelle, président de la Chambre de la sécurité financière, de commenter la frustration des conseillers face à cette lourdeur administrative, qui semble grandissante. Voici sa réponse.

« Vous auriez posé cette question il y a 7 ans et la réponse aurait été la même. Il y en a toujours trop de paperasse. N’oublions pas que la conformité vient également des firmes et des cabinets qui mettent en place des règles au nom du service au client et pour rendre le travail plus efficace. Ce n’est donc pas seulement la Chambre qui crée cette lourdeur. Je concède que cette portion administrative est peut-être plus importante qu’il y a 20 ans. »

« Ceux qui excellent dans la profession comme les gagnants de notre prix Excellence ou de la Relève me disent toujours que la conformité a sa raison d’être que ça rassure les clients », termine M. Labelle.

Gérer son horaire et ses priorités
Qu’est-ce qui préoccupe également André Buteau ? « Mon principal défi personnel en 2011 sera de mieux gérer mon horaire et mes priorités. » Tout ce qui concerne une meilleure gestion de la pratique et des processus intéresse le conseiller. Par exemple ? Comment fait-on pour s’assurer d’un meilleur suivi des dossiers tout en répondant aux nombreuses demandes des clients, et ce, en offrant un bon service ? Pas simple…

« Peut-être que je vais m’adjoindre un junior afin de m’aider ou simplement transférer une portion de ma clientèle à un autre conseiller qui pourrait faire un suivi plus serré. Je vais devoir décider si je veux segmenter un peu plus ma clientèle, par exemple.»

Et pour avoir une pratique plus efficace et automatisée, par exemple, il faut y consacrer le temps nécessaire, conclut-il.

Autres articles à venir de notre série En 2011… :

En 2011 : redorer son image du conseiller et assurer la relève
En 2011 : les souhaits et les préoccupations de la Chambre
En 2011 : mieux s’organiser sur les réseaux sociaux !

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