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EN BREF – Prévision FMI – Amendes et frais – Fondation Universitas – Industrielle Alliance – Offre Nasdaq

13 décembre 2006 | Commenter

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Le FMI prévoit une reprise de l’économie canadienne
(14-12-2006)Le PIB du Canada devrait croître de 2,75 % l’an prochain, a indiqué mercredi dernier le Fonds monétaire international(FMI). L’économie canadienne sera stimulée par une forte demande intérieure et la relance de son commerce extérieur.

Le FMI prévoit par ailleurs que l’inflation annuelle au pays devrait avoisiner les 2 %. Elle attribue cette bonne performance aux efforts que déploie la Banque du Canada pour équilibrer les risques concurrentiels et garder en selle sa politique monétaire. Le FMI qualifie d’« appropriée » la décision de la banque centrale de ne pas avoir modifié les taux directeurs depuis les sept derniers mois.

S’immisçant dans les affaires internes, le FMI souhaite qu’on améliore l’efficacité du secteur bancaire en allégeant la réglementation et en permettant aux banques de se restructurer. À son tour, elle recommande que le gouvernement instaure un seul organisme de réglementation du secteur des valeurs mobilières.

Denise Dubreuil écope de 71 000 $ en amendes et en frais
(13-12-2006)En moins de deux ans, la conseillère en placement Denise Dubreuil a effectué 402 opérations dans les comptes de succession d’une cliente dans le seul but de générer des commissions.

Jugeant «indigne» une telle conduite de la part d’une personne approuvée, le Comité de discipline de la Bourse de Montréal lui a imposé une amende de 50 000 $ de même que des frais de 21 183 $. L’amende de 50 000 $ consiste en un montant de 30 000 $ pour multiplication indue des opérations et 20 000 $ pour s’être placée en situation de conflit d’intérêts.

La Bourse de Montréal estime que la valeur des transactions conclues par Denise Dubreuil représentait, sur une base annuelle, 16,3 fois la valeur moyenne des comptes de la succession. Quant aux commissions brutes résultant de ces opérations, elles ont constitué une charge moyenne annuelle représentant 14,4 % de la valeur des comptes de la succession.

Denise Dubreuil était représentante inscrite pour BLC Valeurs Mobilières et Valeurs mobilières Banque Laurentienne au moment où elle a commis ces infractions. Elle ne travaille plus au sein de l’industrie des valeurs mobilières.

La Fondation Universitas en pleine campagne REEE
(13-12-2006)Selon la Fondation Universitas, la situation de l’épargne chez les familles québécoises pour les études postsecondaires de leurs enfants n’a jamais été aussi préoccupante.

« Le Québec est la province où les parents épargnent le moins pour les études de leurs enfants et que les Québécois ne profitent pas de leur juste part de la Subvention canadienne pour l’épargne-études(SCEE)», a indiqué la fondation spécialisée en régimes enregistrés d’épargne-études dans un communiqué.

En même temps, l’entreprise sans but lucratif a fait publier de pleines pages de réclame dans les grands quotidiens, exhortant les familles à agir maintenant.

Depuis six ans, dit-elle, les familles québécoises ont reçu 14 % de la part des SCEE au pays alors qu’elles comptent pour 22 % de la population âgée de moins de 18 ans. « Cela représente un manque à gagner de 260 millions de dollars en subventions à l’épargne-études », calcule la Fondation Universitas.

On assiste à la situation inverse en Ontario. Alors que les familles ontariennes comptent pour 40 % de la population âgée de moins de 18 ans, elles ont reçu 48 % de la part des SCEE, soit 260 millions de dollars de plus en subventions que la proportion de leur population de jeunes.

Qualifiant d’inquiétantes ces statistiques, la Fondation Universitas presse le gouvernement du Québec de diversifier ses sources de financement « pour combler la croissance des coûts » en éducation.

La Fondation Universitas cite une étude de la firme PriceWaterhouseCoopers qui croit que la mise en place d’un incitatif à l’épargne-études permettrait, au cours des dix prochaines années, de :
* Générer plus de 2,8 milliards de dollars en épargne nette pour le gouvernement du Québec.
* Engendrer, pour les Québécois, un transfert additionnel de 355 millions de dollars en SCEE payée par le gouvernement fédéral.
* Permettre l’augmentation globale de l’épargne-études des Québécois d’environ 3 milliards de dollars.
* Augmenter le nombre des inscriptions universitaires au Québec de plus  de 10 000 dans les cinq ans suivant la mise en place du programme.

«Si le gouvernement veut améliorer l’accessibilité aux études postsecondaires, il devra modifier sa stratégie actuelle. Les familles québécoises, qui se sont privées d’un montant total de 260 millions de dollars jusqu’à ce jour, n’ont pas les moyens de perdre annuellement près de 50 millions de dollars», conclut la Fondation Universitas.

L’Industrielle Alliance quitte les Caraïbes
(13-12-2006)L’industrielle Alliance vient de conclure une entente de principe pour vendre son bloc d’affaires qu’elle exploite dans les Caraïbes. L’acheteur intéressé est Sagicor Capital Life Insurance, de la Barbade.

Les détails financiers de la transaction, sujette à l’approbation des autorités réglementaires, n’ont pas été divulgués. « Ce bloc d’affaires n’est pas stratégique dans la poursuite de notre développement. Il ne comprend que quelque 9 500 polices et génère un revenu de primes annuel de près de 9 millions de dollars canadiens, soit moins de 0,3 % du revenu de primes de la société », a dit Jacques Carrière, vice-président, relations avec les investisseurs, de l’Industrielle Alliance.

L’assureur de Québec a hérité de cet actif lorsqu’il a fait l’acquisition de La Nationale du Canada, en 2005. Les produits s’y rattachant étaient distribués depuis plus de 40 ans par un réseau d’agents généraux régionaux établis en majeure partie à Curaçao, à Aruba et aux îles Caïmans.

« C’était intéressant, mais à la périphérie de notre marché principal nord-américain », ajoute Jacques Carrière. En outre, l’exploitation de ce réseau exigeait la production de rapports financiers, l’application de normes de conformité et réglementaires, de même que la gestion de devises.

Lorsque l’Industrielle Alliance vendra cet actif, cela mettra un point final à ses activités dans ce coin du globe.

La Bourse de Londres rejette l’offre d’achat de Nasdaq
(13-12-2006)À l’unanimité, le conseil d’administration de la Bourse de Londres a rejeté mardi dernier l’offre finale déposée par la Bourse Nasdaq pour acquérir toutes les actions en circulation du légendaire parquet de la City.

Le conseil de la Bourse de Londres juge que la proposition financière sous-estime de manière substantielle la valeur de l’entreprise et qu’elle ne reflète aucunement la position stratégique qu’elle occupe au sein du marché mondial des capitaux.

Le 20 novembre dernier, la Bourse Nasdaq a offert d’acheter toutes les actions ordinaires de la Bourse de Londres en contrepartie d’une somme équivalant à 6,1 milliards de dollars canadiens payée au comptant. En outre, elle s’engageait à faire l’acquisition de toutes les actions de catégorie B moyennant un versement en espèces de 37 millions de dollars canadiens.

Pour démontrer son sérieux, la Bourse Nasdaq a acheté cette même journée 7 millions d’actions de la Bourse de Londres. Facture : 200 millions de dollars canadiens. Cette acquisition porte à 28,75 % la participation du Nasdaq dans le capital de la Bourse de Londres.

De toute évidence, cela n’a pas impressionné le conseil de la Bourse de Londres qui présentera néanmoins l’offre aux actionnaires, tout en leur recommandant de la rejeter.

Au moment de mettre en ligne, la Bourse Nasdaq n’avait pas réagi à la décision négative de la Bourse de Londres. Les observateurs demeurent partagés à savoir si le Nasdaq bonifiera son offre qui est censée être finale.

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