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En finir avec le diabète

16 septembre 2015 | Bruno Geoffroy | Commenter

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Sylvie Goulet a l’âme d’une marathonienne. Cœur vaillant et endurant, foulée maîtrisée. Grande ou petite. Chaque pas compte pour se rapprocher de sa ligne d’arrivée : prévenir et guérir le diabète de type 1.

« C’est une cause qui me tient particulièrement à cœur, car j’ai vu les effets dévastateurs du diabète autour de moi. Des greffes de pancréas ou de reins comme autant de contrecoups de la maladie », dit Sylvie Goulet, planificatrice financière et représentante en épargne collective à la RBC Banque Royale depuis 30 ans. Des blessures intimes qui affectent l’entourage des malades.

Au pays, 300 000 Canadiens vivent avec le diabète de type 1, une maladie autrefois appelée diabète juvénile ou diabète insulinodépendant qui se caractérise par l’absence totale de production d’insuline. Les personnes diabétiques de type 1 — 10 % de la population des diabétiques — doivent s’injecter quotidiennement de l’insuline pour pallier les effets de la maladie et survivre.

Améliorer la vie des malades et guérir le diabète de type 1, c’est l’essence même de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (FRDJ) depuis 40 ans. Sylvie Goulet, elle, s’implique depuis 15 ans dans cette cause par l’entremise d’une de ses activités de collecte de fonds pancanadienne, Roulons pour la recherche sur le diabète. Un défi sur vélos stationnaires qui a mobilisé 4 200 Québécois en 2014 et permis de récolter plus de 1,3 million de dollars dans la province.

106 000 $C’est la somme récoltée par les 533 employésde RBC Banque Royale qui ont participé à l’événement Roulons pour la recherche sur le diabète.Source : Denis Dubé, directeur Médias et relations publiques à RBC Banque Royale

ROULER, PLUS FORT QUE LA MALADIE

« Nous pouvons avoir un impact sur le diabète. Dans le cas du diabète de type 1, la recherche avance à grands pas vers des solutions », explique Mme Goulet. Dans sa voix, la santé sonne comme une priorité. Enthousiaste, la coureuse de longue distance a toujours à cœur de sensibiliser les gens à la maladie et aux saines habitudes de vie. Que ce soit sa famille, ses collègues ou ses clients.

Lors du Roulons pour la recherche sur le diabète organisé au Centropolis de Laval le 18 septembre, elle se lancera sans hésiter dans cette compétition amicale avec son équipe composée de quatre autres cyclistes. Au programme : des relais toutes les 7 minutes pour une période de 40 minutes par équipe. Pour avoir le plaisir de pédaler pour la cause, chaque participant fait un don de 125 $ à la FRDJ et contribue ainsi indirectement à l’amélioration de la qualité de vie des personnes diabétiques.

Sylvie Goulet envisage de mobiliser au moins une vingtaine de personnes autour d’elle pour récolter 2 500 $ cette année. Sa passion contagieuse, son esprit d’équipe et de solidarité devraient lui permettre d’atteindre cet objectif.

« Je me sens un peu comme une porte-parole pour mes collègues », confie-t-elle. L’an dernier, 533 employés de RBC Banque Royale ont participé à l’événement et ont récolté plus de 106 000 $.
Mais son implication ne s’arrête pas là. Deux fois par an, à la succursale de Duvernay où elle travaille à Laval, elle organise avec ses collègues une vente de livres usagés. « Nous mettons à disposition de nos clients et de nos employés une grande table où ils peuvent apporter leurs livres. Nous les revendons à 1 ou 2 $, explique-t-elle. Nous organisons même des ventes de gâteaux durant l’année. Une somme de 500 à 600 $ est ainsi remise à la cause pour financer la recherche. »

L’ENFANCE DANS LE VISEUR

« Se rassembler entre collègues autour d’une même cause, c’est très enrichissant, très valorisant. Les institutions financières sont très cadrées, alors ces activités sont le fun pour se voir et échanger, précise Sylvie Goulet. Honnêtement, toutes ces personnes volontaires et engagées ont du plaisir ». Entre énergie positive et entraide à l’échelle humaine.

Si elle n’envisage pas de s’impliquer ailleurs pour le moment, elle admet qu’elle deviendrait bien bénévole pour une cause touchant les enfants, que ce soit pour favoriser leur protection ou pour lutter contre la pauvreté.

« Je suis très admirative du travail de Roland Barbier, directeur général du centre communautaire d’Hochelaga et responsable de l’opération Sous zéro ». Né de l’initiative de la designer Marie Saint Pierre et de sa rencontre en 2004 avec M. Barbier, ce projet permet de remettre à des enfants défavorisés des vêtements d’hiver neufs. Depuis 2004, 6 750 habits ont été donnés de façon discrète pour que les enfants ne soient pas stigmatisés à l’école ou dans leur quartier. « C’est une très belle façon de bâtir la confiance et l’estime de soi d’enfants dans le besoin. » Un beau clin d’œil à la vie.

SYLVIE GOULET

ADMIRE… Roland Barbier pour son implication humaniste. « Un bel exemple ! », selon elle.

DÉPLORE… la pauvreté en hausse chez les personnes âgées et les personnes seules à Montréal. Avec l’augmentation de la pauvreté familiale, les enfants sont les premières victimes.

AIMERAIT QUE… les gens adoptent des habitudes de vie plus saines. Entre sport et alimentation équilibrée.

MÉDITE SOUVENT CETTE PHRASE… « Ne compare pas ta vie à celle des autres, tu n’as aucune idée de quoi est composée leur route. » En clair, ne jugeons pas, la vie n’en sera que plus heureuse.


• Ce texte est paru dans l’édition de septembre 2015 de Conseiller. Il est aussi disponible en format PDF.
Vous pouvez également consulter l’ensemble du numéro sur notre site Web
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