A A A
Argent

Endettés, les Québécois sont angoissés par leurs finances

17 mars 2016 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

peur_emotion_crainte_client_conseiller_425Plus de deux Québécois sur cinq (42 %) se disent angoissés, voire très angoissés, par leur situation financière, notamment à la fin de la période estivale et durant le temps des Fêtes, révèle un sondage publié hier par Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT).

Celui-ci passe au crible les habitudes financières des résidents de la Belle Province, ainsi que leurs attitudes et leurs comportements vis-à-vis de l’argent en général.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat n’est pas très encourageant : « Cette enquête nous montre que de nombreux Québécois ont de la difficulté à faire face à leurs obligations financières », confirme Éric Lebel, associé, syndic et conseiller en redressement financier chez RCGT.

DÉPENSES COURANTES VS ÉPARGNE

Le sondage montre par exemple qu’un tiers de la population a puisé dans ses épargnes pour payer des dépenses courantes au cours des deux dernières années et près d’une personne sur quatre affirme ne pas être en mesure d’économiser du tout.

De même, deux répondants sur trois (66 %) se considèrent endettés et le quart d’entre eux jugent que leur situation financière s’est détériorée au cours des trois dernières années. Au total, seul un répondant sur cinq parvient à respecter son budget de dépenses mensuel.

De manière générale, les postes budgétaires qui accaparent la majeure partie (52 % en moyenne) du revenu net des Québécois sont le loyer ou l’hypothèque, ainsi que l’épicerie.

TROP D’ACHATS COMPULSIFS

L’enquête indique également que :

  • environ un Québécois sur six (14 %) n’est pas en mesure de payer ses factures chaque mois;
  • plus de deux sur cinq (43 %) n’arrivent pas toujours à payer le solde total de leur(s) carte(s) de crédit et un sur six n’y parvient jamais;
  • près de trois Québécois sur 10 (28 %) avouent faire régulièrement des achats compulsifs, alors que le quart regrettent souvent d’avoir effectué un achat parce qu’ils n’en avaient pas les moyens;
  • environ un sondé sur 10 dépense plus de la moitié de son revenu net mensuel pour payer son loyer ou son hypothèque;
  • advenant une perte d’emploi, près de la moitié des répondants (46 %) avouent ne pas disposer d’un coussin financier suffisant pour maintenir leur rythme de vie durant trois mois.

TEST DE PERSONNALITÉ FINANCIÈRE

Pour « aider les Québécois à mieux comprendre leurs comportements en matière de finances personnelles » et « réduire leur niveau de stress par rapport à leur situation financière », RCGT explique par ailleurs avoir conçu un test de personnalité financière « permettant d’amorcer la conversation sur les questions d’argent afin de contribuer à faire tomber les tabous entourant ce sujet ».

« Nous encourageons tous ceux qui sont stressés par leur situation financière, que ce soit parce qu’ils n’arrivent pas à régler leurs dettes, à boucler leur budget ou simplement à réaliser des projets qui leur tiennent à cœur, à faire ce test », recommande Éric Lebel.

Le sondage a été réalisé du 3 au 12 décembre 2015 auprès d’un échantillon représentatif de 1 002 Québécois âgés de 18 ans et plus.

Un Québécois sur deux se dit pessimiste

La moitié des Québécois jugent que la situation économique dans la province se dégradera en 2016, tandis que 15 % pensent le contraire, selon un sondage publié mardi par le Conseil québécois du commerce de détail.

Et ils ne se montrent guère plus optimistes pour les trois prochaines années, puisque 42 % d’entre eux pensent que le duo « chômage-récession » attend la province pendant cette période. Seul un quart des sondés anticipent un retour de la croissance, tandis qu’un autre quart prévoit plutôt une « stagnation » ou un « mélange des deux ».

Enfin, près des deux tiers (65 %) des sondés estiment que le revenu de leur ménage progressera moins vite que l’inflation.

Réalisé par le Groupe Altus, ce sondage téléphonique a été mené auprès de 1 004 adultes du 2 au 16 février.

La rédaction vous recommande :

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques