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Enfin la stabilité dans le secteur pétrolier?

6 décembre 2017 | Soumis par CIBC | Commenter

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/pollution_usine_petrole_425C’est ce que laisse espérer la réunion de l’OPEP tenue à Vienne jeudi dernier, selon Brian See, vice-président à Gestion d’actifs CIBC.

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« L’Arabie Saoudite et la Russie ont renouvelé leur engagement à maintenir des niveaux de production modestes pour 2018, en se gardant une option pour renégocier en milieu d’année si la dynamique de l’offre et de la demande venait à changer. La réduction globale de 1,8 million de barils par jour va donc se poursuivre, et ramener les inventaires à leurs moyennes historiques. Les prix du pétrole devraient donc demeurer stables à long terme », dit Brian See.

L’expert croit que la stratégie de l’OPEP sera d’autant plus efficace qu’elle inclut maintenant le Nigeria et la Lybie, qui étaient exemptes de l’entente conclue en 2016 pour réduire la production des pays membres. Ces deux pays ont désormais un plafond de production commun de 2,8 millions de barils par jour.

« Leur exemption représentait un aléa, car ils risquaient d’apporter une offre excédentaire sur le marché pendant que les autres pays membres et la Russie s’efforçaient de limiter leur production. Maintenant qu’ils font partie de l’entente, on a un front plus unifié pour la stabilité de l’offre et des prix à long terme », analyse Brian see.

Seules incertitudes à l’horizon : l’évolution politique de l’Arabie Saoudite et du Venezuela, deux pays qui traversent d’importants changements.

« L’Arabie Saoudite a entamé des réformes socio-économiques sous la direction du prince héritier Mohammed ben Salmane, aussi appelé MBS. Sa vision pour 2030 inclut la diversification de l’économie dans des secteurs comme la santé, l’éducation et les infrastructures. On s’attend aussi à voir la pétrolière Saudi Aramco, société d’État, introduire environ 5 % de son capital en Bourse en 2018, pour une valeur d’environ 100 milliards de dollars. Enfin, MBS encourage les mesures sociales comme le droit des femmes à conduire, et il a fait arrêter plusieurs personnalités politiques et royales dans le cadre d’une large campagne anticorruption. À mesure qu’il assoit son leadership, le pays va continuer de changer », dit Brian See.

« Au Venezuela, on assiste à des troubles socio-économiques depuis que le président Maduro a pris le pouvoir voilà quelques mois. C’est un producteur important de pétrole, mais sa production décline faute de réinvestissements. Le pays est en train de tomber dans le chaos, et la pétrolière d’État PDVSA risque de faire défaut sur sa dette obligataire. Le pétrole vénézuélien pourrait donc être retiré du marché, et nous allons surveiller de près l’évolution de cette situation en 2018. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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