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Enquête d’Option consommateurs : Le Devoir se questionne sur la rigueur de l’étude

28 septembre 2007 | Commenter

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Le journaliste Gérard Bérubé écrit dans Le Devoir du jeudi 27 septembre 2007 : « Drôle d’enquête que celle d’Option consommateurs sur la compétence des conseillers financiers. Drôle de conclusions, aussi, que celles publiées dans la dernière édition du magazine Protégez-Vous. Il appert que l’incompétence règne en maître et que la moitié des conseillers ne passent tout simplement pas le test. Option Consommateurs et Protégez-Vous nous ont pourtant habitués à plus de rigueur. Et dire que l’enquête est subventionnée par l’Autorité des marchés financiers! »

Le journaliste note que quatre enquêteurs d’Option Consommateurs ont rencontré 39 « représentants en valeurs mobilières ». Selon ces derniers, la rencontre n’a duré que 30 minutes. « L’enquêteur s’est présenté en disant bien qu’il magasinait et il n’avait apporté aucun papier. En quittant, le client potentiel a laissé un faux numéro. Donc, impossible pour le représentant de faire un quelconque suivi ou de corriger le tir, au besoin », indique Gérard Bérubé.

En première réaction aux conclusions de l’enquête, la Chambre de sécurité financière, qui est responsable de la formation et de la déontologie des conseillers actifs sur le territoire québécois, avait indiqué qu’elle allait demander à son syndic de procéder à sa propre enquête. « Nous sommes très surpris », avait commenté au Devoir Luc Labelle, vice-président de la Chambre. « Il s’agit vraiment d’une exigence de base, inscrite dans la loi et dans le code de déontologie des disciplines de valeurs mobilières. Nous prenons ça vraiment au sérieux. »

En entrevue au magazine Objectif Conseiller, le vice-président exécutif, Luc Labelle, doute de la pertinence de l’enquête. Il trouve démagogique d’annoncer comme PV a fait que la moitié des conseillers sont incompétents. « Ayant de sérieuses préoccupations face à la méthodologie utilisée par Option Consommateur, nous avons demandé à notre syndic d’enquêter sur cette affaire. Quoi qu’il en soit, il est certain qu’on ne peut affirmer que 50% des représentants au Québec ne respecte pas leurs exigences déontologiques comme On doit connaître son client. Cette affirmation ne sert pas la protection du public et est dommageable pour notre industrie. »

Conseiller.ca et Objectif Conseiller auront l’occasion de revenir sur cette affaire qui ternit, de manière injustifiée, l’image de l’industrie des services financiers et de ses représentants.

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