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Épargne

Épargne : la génération X doit redoubler d’efforts

16 octobre 2015 | La rédaction | Commenter

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Les baby-boomers en sont certains, ils appartiennent à une génération exceptionnelle. Ils se sont battus pour les droits civiques, ont libéré la femme, ils ont gagné la Guerre froide, ramené à la mode les notions de tolérance et d’intégration, etc., etc.

À cela, on pourrait leur répondre qu’ils ont également engendré un mode de vie composé de dettes, d’achats impulsifs et de retraite dorée et que de ce fait, leur comportement en matière de finance ne serait pas un modèle à suivre… et pourtant, même lorsqu’il est question d’argent, la génération du « je, me, moi » n’a pas vraiment de leçon à prendre, affirme le journaliste Dan Kadlec dans un article publié sur le site Money.

Il explique que, selon une étude réalisée par JP Morgan Asset Management aux États-Unis, les boomers prennent leur retraite plus riches que ne l’étaient leurs parents. Et surtout, plus riches que ne le seront leurs enfants et petits-enfants, si ceux-ci ne changent pas leurs habitudes d’épargne.

Donc, si la génération X souhaite prendre sa retraite dans d’aussi bonnes conditions de richesse que les boomers, elle n’a donc qu’une seule solution, selon JP Morgan, soit de doubler son épargne jusqu’à mettre de côté 17,5 % de ses revenus. La situation est moins critique pour les membres de la génération Y, qui ont un peu plus le temps de voir venir et d’espérer que la situation économique s’améliore. Mais elle doit elle aussi augmenter son épargne.

Et Money de conseiller aux membres de la génération X, s’il est trop difficile pour eux d’augmenter leurs placements aussi soudainement, de tenter de mettre 1 % en plus de côté dès maintenant, et de faire de même régulièrement.

IMMOBILIER ET ANNÉES DE CROISSANCE

Si l’épargne moyenne des boomers atteint 360 000 $ aux États-Unis, beaucoup de cette richesse se trouve dans l’immobilier, établit le rapport. Car avant que ce marché ne s’effondre dans la dernière décennie, celui-ci a été florissant. Ainsi, la propriété résidentielle compte pour les deux tiers des actifs des ménages chez les boomers. Ces derniers ont également bénéficié d’une longue période de croissance économique, de stabilité et de plein emploi durant les années où ils ont gagné le plus d’argent. Ainsi, depuis les années 80, les boomers ont quadruplé leurs avoirs.

Une situation qui contraste avec ce que vivent les générations suivantes. La croissance économique a calé et les rendements, aujourd’hui très bas, devraient l’être encore pendant plusieurs années. Et avec une croissance nulle vient toujours une faible inflation, des taux d’intérêt bas, de faibles gains sur les investissements et des augmentations de revenu modestes. Si l’on tient compte de l’inflation, les plus jeunes X – 35 à 44 ans – ont un avoir médian qui plafonne à 47 000 dollars. Il y a vingt-cinq ans, ce même chiffre s’élevait à 102 000 dollars.

Ajoutons à cela que les boomers s’accrochent à leur emploi aussi longtemps que possible, ce qui procure moins d’opportunités aux X et aux Y, et qu’ils vont petit à petit vendre leurs biens – incluant l’immobilier – afin de préserver leur niveau de vie… Il y a de fortes chances que les générations suivantes ne bénéficient pas vraiment de la richesse de leurs parents et grands-parents.

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