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Daniel Guillemette / Bonne conduite

Bonne conduite | Daniel Guillemette

Est-il vrai que la conformité, c’est féminin?

2 octobre 2013 | Commenter

« Viral ». Nous utilisons ce mot aujourd’hui pour décrire une nouvelle (bonne ou mauvaise) qui fait le tour de la planète en quelques heures grâce aux médias sociaux. Il y a 20 ans, ce terme n’évoquait rien d’autre que la terreur.

À la même époque, le mot « conformité » était quant à lui inexistant dans les discussions des conseillers en sécurité financière. Aujourd’hui, il est lui-même devenu viral. Il dérange, agace ou effraie la plupart d’entre nous.

J’aborderai donc ce délicat sujet en reprenant les propos de Me Marie-Élaine Farley, vice-présidente aux Affaires juridiques de la Chambre de la sécurité financière, tenus lors du sommet du Groupe Cloutier en septembre dernier :

« Le mot « conformité » est un nom féminin. Comme la femme, elle n’est pas facile à comprendre. Il ne faut pas non plus s’obstiner avec elle, car elle aura toujours raison. »

Maintenant que le sujet est lancé, j’aimerais, aux fins de nos discussions, débaptiser la « conformité » pour la renommer « gestion des risques ». Si vous avez la patience de suivre mes prochains blogues, mon raisonnement devrait vous apparaître clairement.

Je démarre donc la discussion en partageant avec vous la politique de gestion des risques que nous avons implantée dans mes cabinets de services financiers, laquelle nous guide dans toutes nos prises de décisions. Nos opérations (nouvelles affaires, demandes de service sur les produits en vigueur ou avis d’alerte envoyés par nos fournisseurs de produits financiers) sont systématiquement analysées afin de cerner les éléments qui peuvent entraîner un ou plusieurs risques. Chacun de ces risques est ensuite évalué en suivant un processus rigoureux, illustré ci-après :

Nous utilisons deux mesures importantes pour déterminer le degré d’attention que nous portons à un risque, soit son impact et sa probabilité d’occurrence. Un risque placé dans le carré rouge (pas de jeu de mots, s.v.p.) se verra ainsi attribuer une attention immédiate et des mesures de contrôle intensives.

Quand vous observez notre modèle de gestion des risques, dans quelle section placeriez-vous un manquement déontologique dans les opérations d’un conseiller en sécurité financière?

Pour vous aider à prendre position, je vous propose de prendre connaissance de ce jugement rendu par notre comité de discipline, suivi de celui, tout récent, rendu par la Cour du Québec.

J’ai la ferme conviction que le public a besoin de la coexistence du conseil indépendant, du conseil prodigué en institution et de celui des agents exclusifs. Je suis également fermement convaincu que notre profession a besoin d’un éveil collectif rapide et décisif pour tout ce qui concerne la « gestion des risques » dans ses opérations.

Dans les prochains blogues, je tenterai de décrire l’ensemble de ces risques les uns après les autres, mais surtout, nous discuterons de ce que nous pouvons faire pour en réduire l’incidence.

En attendant, j’attends vos réponses à ma toute première question.


Daniel Guillemette est conseiller en sécurité financière.

Les opinions exprimées dans les blogues n'engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de Conseiller.ca.
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