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Inflation

États-Unis : le S&P 500 fracasse un record

11 avril 2013 | Ronald McKenzie

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La poussée boursière aux États-Unis semble irrésistible. Mercredi, l’indice phare S&P 500 a aisément franchi le seuil des 1576 points, établi en octobre 2007, pour inscrire un record absolu de 1589 points en cours de séance. Il a terminé la journée à 1587 points, en hausse de 1,2 % par rapport à mardi.

Tout au long de la journée, les investisseurs ont fait fi de certains éléments du budget du gouvernement américain, déposé mercredi. Entre autres, la Maison-Blanche anticipe une forte baisse ses prévisions de croissance économique pour 2013 et 2014, à 2,3 % et 3,2 % respectivement.

Malgré ce ralentissement, l’administration Obama croit que le taux de chômage continuera de refluer passant de 7,7 % en 2013 à 7,2 % en 2014. Quant à l’inflation, elle devrait être de 2,1 % cette année, et de 2,2 % l’an prochain.

Apparemment, ces données ont rassuré les investisseurs, qui ont aussi accueilli favorablement les commentaires de Ben Bernanke. En effet, le président de la Federal Reserve a indiqué que les politiques d’assouplissement monétaire devraient demeurer en place encore quelque temps.

Pour ce qui est des transactions boursières comme tel, le secteur des technologies a offert une bonne performance, gagnant près de 2 % mercredi. Le titre d’Adtran a bondi de 12 %. L’action de JDS Uniphase a progressé de près de 6 % et celle de Juniper Networks, de plus de 5 %. Facebook a gagné 4 %.

À mesure que le S&P 500 fracasse ses propres records à la hausse, de plus en plus d’observateurs recommandent la prudence. Ainsi, Chris Martenson, éditeur du site PeakProsperity.com, prévoit que le S&P 500 pourrait fondre de 40 % à 60 % d’ici l’automne.

Pourquoi les médias américains demandent-ils l’avis de Chris Martenson? C’est parce qu’il a prédit avec une étonnante précision l’arrivée de la crise financière de 2008.

Lundi dernier, en entrevue au réseau CNBC, Marc Faber a déclaré que les Bourses américaines sont actuellement « surachetées » et que les possibilités qu’un krach survienne augmentent de jour en jour.

L’éditeur du Gloom, Boom & Doom Report attirait l’attention sur le récent recul des cours du géant de l’informatique Oracle et du transporteur FedEx. Il a aussi indiqué que, oui, les Bourses américaines peuvent continuer de croître en ne comptant que sur Johnson & Johnson, Procter & Gamble et Wal-Mart, mais que cela ne peut pas durer indéfiniment. « Ce n’est pas un bon moment pour acheter des actions », prévenait Marc Faber.

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