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États-Unis : les banques ont déjà payé 219 G$ d’amendes

19 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Les principaux groupes bancaires des deux côtés de l’Atlantique ont déjà versé plus de 200 milliards de dollars à l’État fédéral américain depuis le début de la crise financière, rapporte Le Figaro dans son édition d’hier.

Et cette « ponction » est loin d’être terminée, puisque plusieurs institutions financières sont encore en train de négocier avec les autorités fédérales pour éviter des poursuites dans le cadre d’affaires de blanchiment d’argent, de fraude fiscale ou de corruption.

Pour étayer son propos, le quotidien français cite un article paru dans le Financial Times indiquant que, selon les analystes de l’agence de notation Moody’s, Washington a perçu depuis 2008 quelque 219 milliards de dollars d’amendes de la part de l’ensemble du système bancaire mondial.

LES PLUS GRANDS NOMS DE LA FINANCE

La liste des banques punies regroupe les plus grands noms de la finance internationale, à commencer par Bank of America, JPMorgan, Citigroup, Credit Suisse ou encore BNP Paribas, qui a dû acquitter, au printemps dernier, des pénalités de 8,9 milliards afin de régler un litige concernant les embargos économiques américains contre l’Iran, le Soudan et Cuba.

D’autres établissements sont à nouveau dans le collimateur de l’administration fiscale chez nos voisins du Sud, relève Le Figaro. Ainsi, Barclays, déjà condamnée à payer plusieurs amendes par le passé, va devoir débourser 100 millions dans une nouvelle affaire de manipulation de changes.

Il en est de même pour JP Morgan, Royal Bank of Scotland et Deutsch Bank, notamment, eux aussi visés par d’autres poursuites.

Sans oublier Goldman Sachs, aujourd’hui menacé d’une pénalité de 50 millions de dollars parce qu’un de ses salariés aurait obtenu des documents confidentiels provenant de la Fed et les aurait ensuite communiqués à ses supérieurs.

UN RISQUE POUR LA REPRISE ÉCONOMIQUE?

L’ampleur du montant total des amendes infligées, qui équivaut à un an de produit intérieur brut de pays comme la Grèce ou le Portugal, « commence à préoccuper les experts mondiaux », assure Le Figaro, qui estime que ces pratiques « peuvent s’apparenter à de véritables opérations de racket », avec la bénédiction d’« une opinion publique américaine très remontée contre les banques depuis la faillite de Lehman Brothers ».

Mais attention, avertit le journal : ces ponctions répétées « risquent d’affaiblir la reprise aux États-Unis et en Europe », car « elles freinent le renforcement du bilan des banques concernées, les obligent à réduire les dividendes versés à leurs actionnaires et limitent leur capacité à prêter ».

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