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Accréditation

Êtes-vous prêt à être inspecté?

2 septembre 2014 | Christine Bouthillier | Commenter

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On n’a qu’à penser au FATCA, à MRCC 2 ou à 81-407 sur la rémunération pour constater que la réglementation du monde financier est en constante évolution.

Pas facile de s’y retrouver. Des conseillers mal informés pourraient bien en écoper à leur prochaine inspection.

C’est pourquoi le planificateur financier Michel Mailloux a décidé de prodiguer la formation pratique La conformité des cabinets et des autonomes.

« Le problème de la conformité, c’est que les conseillers ont les changements morceau par morceau, explique le spécialiste en déontologie. C’est mieux de les appliquer d’un coup à l’ouverture d’un dossier plutôt que de rapiécer après. Ensuite, on modifie notre façon de faire au fur et à mesure des changements réglementaires. »

Une seule journée

La formation est divisée en trois parties : deux séminaires et un devoir. Chacune d’entre elles permet d’obtenir trois UFC en conformité, pour un total de neuf. Il est également possible de suivre un seul séminaire (trois UFC) ou les deux, mais sans le devoir (six UFC).

La journée débute par un survol de tous les éléments de loi qui touchent les conseillers financiers. Une vingtaine de thèmes sont abordés, du droit de pratique à l’identité, en passant par le remplacement de la police ou les médias sociaux.

« C’est une course! s’exclame M. Mailloux devant le défi de résumer les 350 pages du manuel de référence. On touche tous les éléments vus par les différents vérificateurs, comme l’AMF et le CANAFE. »

En après-midi, les participants sont invités à appliquer ce qu’ils ont appris en matinée, notamment en intégrant ces informations dans une ouverture de compte.

« On donne des trucs. Par exemple, avec le FATCA, on doit demander une pièce d’identité, il arrive que les gens refusent. On explique aux conseillers comment persuader les clients », illustre le formateur.

Faire ses devoirs

La troisième partie se fait à la maison. Un cas fictif est soumis aux conseillers, où ils doivent compléter un formulaire d’ouverture de dossier dans les règles et faire les calculs requis.

Un corrigé leur est ensuite envoyé pour qu’ils puissent ajuster le tir.

« On espère que le manuel va prendre la poussière, rigole Michel Mailloux. Il faut que ça devienne une habitude pour les conseillers, que la règlementation soit intégrée dans leur processus de vente. »

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