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Étonnamment, la confiance américaine reprend de l’aplomb

1er octobre 2008 | Commenter

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La confiance dans l’économie américaine s’est améliorée en septembre, et ce, malgré les remous intenses qui agitent le secteur financier ces derniers temps. Ce niveau de confiance se situe toutefois encore assez près d’un creux record il y a 16 ans, comme l’indique le Globe and Mail du 30 septembre 2008.

Le Conference Board a affirmé mardi que son indice de confiance du consommateur vaut maintenant 59,8, en hausse par rapport à 58,5 en août. Les économistes interrogés par Thomson/IFR s’attendaient à un résultat de 55,5.

Le niveau correspond approximativement à la moitié de ce qu’il était il y a un an et demeure près du creux record de 54,6 atteint en octobre 1992, quand l’économie sortait d’une récession.

Les réponses au sondage devaient être rendues au plus tard le 23 septembre et ne tiennent donc pas compte du plongeon des marchés qui a enrayé 1,2 billion $US en fonds de retraite, en fonds communs et en titres individuels lundi.

L’indice de présentation, qui mesure l’évaluation actuelle de l’économie par le consommateur, a décliné, passant de 65,0 en août à 58,8 en septembre. Cependant, l’indice des attentes, qui mesure les perspectives des consommateurs pour les prochains six mois, est passé de 54,1 en août à 60,5.

Les dépenses des consommateurs représentent environ les deux tiers de toute l’activité économique.

« La hausse de septembre de l’indice de confiance du consommateur a été uniquement attribuable à l’amélioration des perspectives à court terme, a indiqué Lynn Franco, directrice du Centre de recherche du consommateur au Conference Board, dans un communiqué. Toutefois, ces résultats ne tenaient pas compte de tous les tumultueux événements dans le secteur financier de ce mois-ci, et jusqu’à ce que la poussière retombe un peu plus, nous ne connaîtrons pas l’impact complet qu’ils auront sur les attentes de consommateurs. »

Mme Franco ajouté que les chocs comparables au crash des marchés financiers de 1987 « tendent généralement à avoir un effet aversif temporaire sur la confiance, durant en moyenne deux à quatre mois, sauf s’ils entraînent des pertes d’emplois significatives. »

« Tout aussi notable, l’évaluation des consommateurs en ce qui concerne leur conditions actuelles continue d’indiquer que le contexte économique actuel demeure assez faible », a-t-elle affirmé.

The Associated Press

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