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Faire de Québec le Davos de la coopération

15 septembre 2014 | Denis Méthot | Commenter

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La présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux.

La présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux.

La présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, aspire à faire de la ville de Québec le Davos de la coopération à l’échelle mondiale. Elle l’a rappelé jeudi dernier lors d’une allocution prononcée devant plus de 400 personnes lors d’un dîner-conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Mme Leroux souhaite que la Capitale nationale occupe cette place prépondérante depuis 2012, année où Québec a accueilli le premier Sommet international sur les coopératives. En 2014, son rêve est en train de prendre forme avec la présentation du deuxième Sommet, du 6 au 9 octobre prochain. L’évènement accueillera 2500 personnes provenant d’une centaine de pays. La présidente y voit un nouveau pas vers la concrétisation de son ambitieux projet.

« Ce deuxième Sommet nous rapproche de l’objectif de faire de Québec le Davos de la coopération », a-t-elle souligné avec enthousiasme, en évoquant l’ADN coopératif de la région Québec-Lévis, où la première caisse populaire a été fondée en 1900.

Il y a deux ans, il a fallu démontrer la pertinence de ce grand rendez-vous de la coopération, a rappelé Mme Leroux.  Aujourd’hui, les participants et les conférenciers se bousculent aux portes pour y assister.

«Le monde coopératif doit avoir son rendez-vous régulier, disons aux deux ans, a-t-elle ajouté.  La ville de Québec, qui figure parmi les régions pionnières de la coopération en Amérique du Nord, est un endroit tout désigné pour ce faire».

Résultats historiques

Passant rapidement en revue la performance de Desjardins, Monique F. Leroux a indiqué que la croissance du Mouvement se poursuit toujours de façon soutenue. Après les deux premiers trimestres de 2014, tous les indicateurs de performance étaient en augmentation. Le trimestre qui s’est terminé le 30 juin a été le meilleur de toute son histoire.

« Nos revenus ont progressé de 7,4 % et notre actif, en hausse de 4,4 %, dépasse maintenant les 220 G$. Notre excédent était en hausse de 8,5 %, nous donnant les moyens d’investir pour l’avenir », a rappelé Mme Leroux.

La présidente a une autre grande raison de se réjouir.  Cet été, l’agence Bloomberg a placé Desjardins au deuxième rang des institutions financières les plus sûres du monde, ex-aequo avec un groupe financier coopératif japonais, qui sera d’ailleurs présent lors du deuxième Sommet international de Québec.

Stratégies à venir

Interrogée par Conseiller sur les stratégies qu’elle entend utiliser pour maintenir le niveau de croissance de Desjardins, Mme Leroux a rappelé l’acquisition des activités canadiennes de State Farm et le déploiement de partenariats internationaux, notamment avec l’alliance Desjardins-Crédit Mutuel qui a donné naissance à Monetico, un système de paiement électronique pour les commerçants.

Sa progression au Québec va aussi passer par de nouvelles initiatives, telles que l’introduction cet automne de la série Avantages membre Desjardins. Ils permettront aux particuliers d’obtenir des rabais et des privilèges et aux entreprises, des remises et des financements à des conditions avantageuses. Desjardins va aussi lancer des produits adaptés à la clientèle jeunesse et à celle des nouveaux arrivants.

Soutenir la relève

Avant de quitter la tribune, Mme Leroux a parlé de l’importance de soutenir la relève et annoncé la création de Cœur d’entreprendre. Ce nouvel organisme, qui va s’étendre à tout le Québec, accompagnera des jeunes qui ont eu un parcours de vie difficile, mais qui démontrent une volonté de s’engager dans la société et les entreprises.  Ils profiteront du soutien d’entrepreneurs qui agiront auprès d’eux comme mentors.

Le privé devra prendre la relève

S’inquiète-t-elle de l’impact des réductions de dépenses de l’État et de la révision de plusieurs programmes sur l’économie? Le secteur privé devra prendre la relève, a répondu la présidente du Mouvement Desjardins.

«La question des finances publiques finit toujours par nous rattraper. Ce que la situation qui s’en vient nous rappelle, c’est l’importance des investissements privés. Il nous faut accélérer les investissements privés au Québec et au Canada parce que d’autres pays dans le monde en font plus que nous à ce niveau. Les entreprises privées doivent jouer leur rôle, ce que fait déjà Desjardins».

10 000 employés dans la région

Si Desjardins compte poursuivre son expansion en passant par la filière canadienne et internationale, le groupe demeure solidement implanté à Lévis et à Québec. Il concentre dans les deux villes séparées par le St-Laurent presque 25% de ses effectifs totaux, soit 10 000 employés. Ses 20 caisses de la région possèdent au total 52 points de service et elles gèrent un actif moyen de 11,3 milliards de dollars.


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