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Faute d’argent, la génération Y prend peu de vacances

15 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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plage_vacances_jeunes_generationY_425Des semaines de travail chargées et une situation financière souvent délicate obligent de nombreux Québécois de la génération Y à inscrire les congés à la fin de leur liste de priorités, révèle un sondage publié hier par Gestion de Patrimoine TD.

Si 27 % seulement de l’ensemble des Québécois ne prennent pas de vacances (comparativement à 36 % des Canadiens), ce sont les jeunes nés entre le début des années 1980 et le milieu des années 1990 qui sont en effet les plus touchés par ce phénomène, puisque 37 % d’entre eux ne prennent pas la totalité des jours de repos auxquels ils ont droit.

Pourtant, 92 % des membres de cette génération affirment que ces périodes, y compris les mini-vacances et les vacances où l’on reste à la maison sans voyager, sont essentielles à leur bonheur. De même, 78 % d’entre eux sont d’avis qu’il est important d’en prendre pour des raisons de croissance personnelle, afin de se consacrer à d’autres centres d’intérêts.

UN ÉQUILIBRE DIFFICILE À TROUVER

Les 20-35 ans disent éprouver des difficultés à trouver un équilibre entre le temps consacré à la détente et leurs obligations financières et professionnelles.

« Plusieurs membres de la génération Y se fixent souvent des objectifs professionnels élevés, mais il est important pour eux de comprendre qu’en fait, les vacances peuvent être également bénéfiques à leur carrière », commente Hellen Buttigieg, fondatrice de la firme We Organize U.

Pour les aider à s’arrêter et à prendre du repos, la TD leur suggère de procéder par étapes, la première consistant à « intégrer dans une stratégie financière plus générale les activités de loisir qui les intéressent ».

Maryse Filion, directrice régionale principale, Planification financière au sein de la TD, leur recommande de commencer par déterminer ce qu’ils veulent faire pendant leur temps libre, puis de prévoir les frais qui s’y rattachent afin d’être en mesure d’établir leurs priorités d’investissement, de loisirs ou de vacances.

COMPTE D’ÉPARGNE À INTÉRÊT ÉLEVÉ

« Sur les médias sociaux, la génération Y est inondée de messages d’amis relatant leurs voyages extraordinaires, mais il est important de prendre du recul, explique-t-elle. Il n’est pas nécessaire de faire un voyage exotique et cher pour faire le plein d’énergie. Des options moins coûteuses, comme prendre des vacances à la maison, peuvent être plus économiques tout en permettant d’accroître davantage leur capital de bien-être. »

« Pour commencer à investir dans des projets personnels, il faut examiner toutes ses rentrées et sorties de fonds sur une période d’un mois pour avoir une idée des dépenses qu’on peut réduire, même légèrement », détaille la dirigeante.

L’idéal, ajoute-t-elle, est d’établir un programme d’épargne automatique en fonction de ses périodes de paie afin d’y déposer un montant d’argent, si minimes soit-il, qui pourra ensuite être transféré dans un compte d’épargne à intérêt élevé pour profiter des intérêts composés.

PAYER AVEC SA CARTE DE CRÉDIT : OUI, MAIS…

La TD estime par ailleurs qu’il peut aussi être avantageux pour les membres de la génération Y de payer leurs achats avec une carte de crédit, « pour autant qu’ils règlent leur compte en entier et à temps, sinon les intérêts pourraient être supérieurs aux avantages ».

Même si elles comportent des frais annuels, les cartes de primes-voyages peuvent également « s’avérer une façon simple et commode d’accumuler des points leur permettant ensuite de réduire leurs frais de déplacement », indique la banque, qui précise que seuls 15 % des Québécois âgés de 20 à 35 ans utilisent ces programmes de fidélisation, d’après l’enquête d’opinion.

Le sondage a été réalisé par Environics Research Group entre le 29 janvier et le 2 février auprès de 1 001 Canadiens, dont 236 Québécois, âgés de 18 ans ou plus.

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