A A A

FERR et fonds de placement garanti : un mariage heureux ?

8 juillet 2009 | Gérard Bérubé | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Le fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) et les fonds de placement garanti, du type Revenu Plus (Financière Manuvie) ou Helios (Desjardins Sécurité financière), pourraient ne pas faire bon ménage.

Pourquoi ? Parce que le premier oblige un versement minimum annuel supérieur au montant du retrait annuel garanti à vie du second, l’épuisement rapide du capital peut menacer ce produit financier, un risque que doit absorber l’assureur. En bout de piste l’on craint que si le rendement n’est pas adéquat, le titulaire du compte puisse être exposé à des augmentations de frais de gestion. Incompatibilité FRV-fonds de placement garanti
Quant au risque d’épuisement du capital, il est minime insiste Claude Paré. Le dirigeant de DSF précise que le retrait minimum du FERR pour une année se calcule selon un pourcentage de la balance du compte au 31 décembre de l’année précédente. Pour un produit comme Helios, la garantie de retrait est un pourcentage d’un montant fixe, qui ne bouge pas. Le solde servant de calcul pour le FERR est donc décroissant et même si le pourcentage appliqué augmente, au total, la période au cours de laquelle le retrait minimum du FERR est supérieur à la garantie de retrait viager « est assez courte ». Cette période peut couvrir une dizaine d’années, tout au plus, selon les rendements obtenus. « C’est une adaptation que nous avions à faire. » Si problème il y a, il vient plutôt de la combinaison fonds de placement garanti-fonds de revenu viager (FRV). Les deux ne sont pour l’instant pas compatibles en raison, cette fois, de la présence d’un plafond, les FRV étant soumis à un montant maximal de retrait annuel. L’industrie fait des représentations pour que le législateur considère la garanti de retrait viager comme étant une forme de rente, a souligné M. Paré.
 
Dans cette réflexion et cette remise en question, Larry Bathurst propose de faire la distinction entre le revenu viager et une rente viagère, qui peut apporter entre 40 % et 50 % de revenu de plus par  année. Il donne l’exemple d’une personne de 70 ans, pour qui une rente viagère procurerait 7,8 % de capital en revenu garanti à vie. En calculant autrement, un revenu de 15 000 $ à vie nécessiterait un capital de 190 000 $ si versé sous la forme d’une rente viagère, ou de 300 000 $ s’il vient d’un fonds de placement garanti, la différence de 100 000 $ pouvant être investi différemment. « Certes, avec la rente viagère, la personne n’a pas accès à son capital mais on peut y accoler une garantie de 15 ans, soit l’équivalent du montant investi, le capital allant aux héritiers. »

Loading comments, please wait.