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Économie

Fin des commissions en Australie : vos réactions

25 mai 2010 | Commenter

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interdiction_non_426Notre article intitulé Au tour de l’Australie d’interdire les commissions (en hyperlien à la fin de ce texte) a suscité plusieurs réactions. Il y est question de l’Australie qui a annoncé récemment qu’elle adoptera des mesures inspirées du Royaume-Uni afin d’interdire aux conseillers de toucher des commissions de la part des fournisseurs de produits (comme les commissions de suivi et les ristournes basées sur les volumes de vente). Si tout se déroule comme prévu, cette nouvelle réglementation entrera en vigueur le 1er juillet 2012.

La refonte obligera aussi les cabinets australiens à adopter la « facturation des conseils ». Ils ne pourront donc plus exiger de frais basés sur des pourcentages pour des placements standard ou à levier financier. Le gouvernement australien va même plus loin que le Royaume-Uni. En effet, il propose que les conseillers aient une obligation fiduciaire prescrite d’agir au mieux des intérêts des clients.

« Une énorme contrainte », estime un de nos lecteurs
« Je suis totalement contre. C’est clair que les banques se cachent derrière tout cela », estime un conseiller en sécurité financière et représentant en épargne collective du Saguenay, sous le couvert de l’anonymat.

« Une telle réglementation serait une énorme contrainte pour la plupart des conseillers indépendants.  J’utilise déjà l’approche sans frais de rachat surtout pour les comptes de moindre importance ou pour le deuxième ou troisième compte d’un même client », écrit de son côté un conseiller indépendant de la Mauricie qui compte plus de 30 ans d’expérience et qui a également souhaité garder l’anonymat.

« Je ne peux cependant pas travailler pour rien !  Voyons ce que nous coûtent les services bancaires usuels !, ajoute-t-il. Cette histoire est loin d’être transparente.  Ça ressemble étrangement à une incitation vers le refuge des grandes institutions financières. Ne retrouve-t-on pas à Wall Street plusieurs grands noms d’institutions qui ont dû être rescapées par les Trésors publics après s’être largement impliquées dans des produits douteux et des stratégies non conforme de croissance de leur bénéfice ?  En quoi les scandales en Australie sont-ils différents des scandales américains ou de ceux de Vincent Lacroix ou Earl Jones ? », poursuit-il.

« Dans un contexte de CONTRÔLE DU COÛT DES SERVICES,  qui déterminera le NIVEAU ADÉQUAT de la rémunération ? En passant avez-vous remarqué que le niveau des frais de gestion des fonds communs, offerts par les institutions financières, ressemble étrangement aux frais de gestion de la plupart des compagnies de fonds ? Les instituions financières offrent leurs fonds sans frais de rachat et ne paie à leurs conseillers qu’un minimum de commission ?  Alors peut-on se demander où va la différence ? Triste réalité que cette puissante communauté de défenseurs de la veuve et de l’orphelin, qui malheureusement connaissent très mal la réalité de l’épargnant. Nous, conseillers indépendants, sommes très conscients de l’importance de BIEN CONNAÎTRE NOTRE CLIENT.  Cependant nous ne pouvons refaire le monde.  Nous devons renseigner l’épargnant dans son meilleur intérêt.  Nous devons cependant travailler avec l’information qu’il nous révèle et nous n’avons aucun moyen de nous assurer que sa situation ne changera pas ou qu’il ne changera pas d’idée. », conclut notre conseiller indépendant.


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