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Finance comportementale : les femmes et la Bourse

14 juillet 2010 | William André Nadeau | Commenter

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femmes_soutien_100Les études le prouvent : les femmes savent investir avec sagesse et, en gestion boursière et en affaires, elles ont beaucoup à apprendre aux hommes, écrit William André Nadeau, gestionnaire de portefeuille et fondateur du cabinet Orientation Finance.

Les femmes sont moins spéculatrices, elles boursicotent moins que les hommes, quand elles investissent. À la différence des hommes, elles ne cherchent pas le gain rapide et vivent avec moins de sensiblerie que les hommes les échecs boursiers. Elles sont plus rationnelles dans leur comportement financier et sont acheteuses de produits plus conservateurs. Les hommes préfèrent plus souvent qu’elles investir dans des produits financiers plus risqués dans l’espoir de réaliser des gains plus rapidement.

Le goût du risque est plus propre aux hommes. De grandes entreprise ont été lancées et propulsées, grâce à cet appétit du gain. Le problème vient dans la gestion du risque pour le portefeuille d’un investisseur. Cette meilleure gestion du risque de la part des femmes explique pourquoi à long terme elles ont réalisé des gains boursiers supérieurs de 2 % à ceux des hommes, selon certaines études sur le sujet.

Selon une étude effectuée en 2006 par HEC Montréal, « les femmes ont une approche, des connaissances et une créativité différentes ». Elles obtiennent des rendements plus réguliers à long terme.

Les risques de crises financières seraient peut-être mieux contenus, si plus de femmes étaient impliquées dans la direction des institutions financières. L’appât du gain est moins prononcé chez les femmes. Elles sont plus humaines et se préoccupent davantage du volet social des finances.

Le microcrédit s’est développé avec succès, grâce aux femmes, dans des pays pauvres de l’Afrique. Ce sont elles qui gèrent ces milliers de petites entreprises. Les niveaux de remboursement de ces prêts sont exceptionnellement élevés, ce qui a contribué à la croissance économique de plusieurs de ces pays.

Comme les femmes s’intéressent moins au quotidien des marchés, elles conservent les titres achetés plus longtemps. Les études sont formelles : à moins d’avoir une méthode rigoureuse d’investissement qui implique beaucoup de transactions, le plus faible niveau de rotation des placements engendre de meilleurs rendements. Dans les conférences sur l’analyste technique ou le « trading » on retrouve une écrasante majorité d’hommes et rarement des femmes. Il y a une très forte excitation chez les hommes, concernant les transactions multiples.

Le niveau des émotions reliées aux finances est élevé chez les deux sexes mais l’intensité de l’émotion varie selon le sujet.
On ne peut généraliser sur le comportement de la différence entres les sexes. Toutefois, il y a des différences de comportement indéniables. C’est l’occasion propice pour se compléter et combler les lacunes.

Les femmes ont la réputation d’être plus « naïves ». Je crois qu’elles sont plutôt plus avisées et prudentes. En affaires, elles prennent moins de risques, analysent plus les dossiers et préfèrent avancer à petits pas.

Même si la finance n’est pas une passion pour ces dames, il demeure qu’elles ont été les comptables et responsables de l’administration du budget des ménages, depuis toujours.

Il est temps que plus de femmes s’impliquent dans la gestion des institutions financières.

Le contenu de cette chronique a été gracieusement fourni par le cabinet Orientation Finance.


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