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Les professionnels de la finance doués pour repérer les mensonges

27 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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Les professionnels de l’industrie financière se jugent plus aptes que la moyenne de la population à déceler un mensonge, conclut une récente étude citée par la revue CFA Digest (en anglais) dans son édition de janvier.

Intitulée Detecting Lies in the Financial Industry : A Survey of Investment Professionals’ Beliefs et publiée en juillet dernier dans le Journal of Behavioral Finance, celle-ci a été menée par trois universitaires américains : Maria Hartwig, de la City University of New York, Jason A. Voss, du CFA Institute, et D. Brian Wallace, de la New School for Social Research.

Le questionnaire a été envoyé dans plusieurs dizaines de pays, mais la majorité des 607 personnes qui ont finalement répondu au sondage sont des hommes de 31 à 35 ans, possédant de 11 à 15 ans d’expérience, qui travaillent à plein temps en Amérique du Nord et en Europe en tant que gestionnaires de portefeuilles.

Le constat des universitaires est étonnant : les représentants de l’industrie financière évaluent leur « taux d’efficacité » moyen de détection d’un mensonge à 68 %, tant dans leur travail et que dans leur vie personnelle, comparativement à un peu plus de 50 % pour M. et Mme Tout-le-monde.

Les professionnels interrogés jugent les indices non verbaux (regard fuyant et nervosité, par exemple) d’un interlocuteur plus utiles pour identifier d’éventuelles faussetés.

EXCÈS DE CONFIANCE?

Enfin, les professionnels indiquent accorder une grande importance à tout ce qui pourrait leur permettre d’apprendre à mieux identifier et gérer les comportements trompeurs.

Les chercheurs ne laissent pas entendre que les représentants pèchent par excès de confiance, mais ils admettent ne pas avoir mesuré eux-mêmes la capacité des sondés à détecter les mensonges.

Par ailleurs, ils rappellent qu’« aucun groupe n’a [à ce jour] été identifié comme étant plus apte qu’un autre à déceler une tromperie et ce, malgré les observations empiriques réalisées sur plusieurs groupes ».

« UNE PREMIÈRE ÉTAPE »

Qu’il soit petit ou grand, le mensonge est omniprésent dans la vie de tous les jours, relèvent aussi les universitaires. Dans l’industrie financière, où il peut jouer un rôle important à cause des montants en jeu, il n’avait jusqu’à présent fait l’objet d’aucune étude.

« Bien que notre approche comporte certaines limites en termes de méthodologie, concluent-ils, nous pensons que notre sondage représente une première étape importante pour mieux le connaître et l’identifier dans ce secteur. »

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