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Finances personnelles : les Québécoises méthodiques

13 novembre 2009 | Ronald McKenzie | Commenter

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Une forte majorité de Québécoises sondées en septembre dernier par TD Waterhouse estiment avoir réussi sur le plan financier malgré la récession. C’est du moins ce que pensent 65 % d’entre elles.

Mais qu’entendent-elles par « réussite financière » ? Certainement pas le pouvoir d’acheter des yachts ou des diamants. Au contraire, le succès financier se traduit, pour les Québécoises (et les Canadiennes), par des considérations d’ordre pratique :

  • Être capable de faire face à des dépenses imprévues (67 %).
  • Payer les factures à temps (67 %).
  • Ne pas avoir de dettes (65 %).
  • Avoir épargné suffisamment pour une retraite confortable (64 %).
  • Pouvoir s’offrir tout ce qu’elles désirent en plus de combler leurs besoins fondamentaux (62 %).
  • Aider leurs enfants ou d’autres membres de leur famille (47 %).
  • Pouvoir accéder à la propriété plutôt que d’être locataire (31 %).

Fait à noter, la possibilité d’être financièrement indépendantes de leur conjoint est un ingrédient de la réussite financière pour moins du quart (24 %) des participantes. Ce faible taux de réponse est d’autant plus curieux que 65 % des répondantes conviennent que les femmes devraient être tout à fait indépendantes de leur conjoint sur le plan financier. Chez les femmes mariées, 71 % détiennent des épargnes ou des placements à leur nom et 48 % de celles qui possèdent leur propre portefeuille de placement ont l’entière responsabilité des décisions qui concernent leurs placements, alors que 38 % prennent les décisions conjointement avec leur conjoint ou partenaire, et que 14 % s’en remettent à leur conjoint.

Pour réussir sur le plan financier, disent les Québécoises et les Canadiennes, il faut être méthodique. Cela signifie :

1. Suivre un budget pour gérer les dépenses (47 %).
2. Payer le solde des cartes de crédit afin d’éviter de payer des intérêts (45 %).
3. Participer à un régime de retraite collectif d’employeur (38 % des femmes qui travaillent).
4. Cotiser régulièrement à un REER (36 %).
5. Épargner au moyen d’un plan d’épargne ou de placement automatique (24 %).
6. Cotiser à un compte d’épargne libre d’impôt (21 %).

Être riche au Québec… et en Alberta
Pour les Québécoises, être riche veut dire avoir 393 000 $ d’actif à investir. C’est le montant le plus faible au pays. Les Albertaines arrivent au premier rang, calculant qu’il faut disposer de 668 000 $ à placer. La moyenne nationale se situe à 542 000 $.

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