A A A
Économie

Fiscalité et retraite : si on se comparait au voisin?

23 février 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Selon un article du Financial Post, si les États-Unis s’avère l’endroit propice pour s’enrichir, le Canada demeure le choix de prédilection pour les contribuables aux revenus plus limités. 

Selon Jon Chevreau, bien que le Canada et les États-Unis possèdent des structures financières similaires, les différences pouvant influer sur les revenus de retraite se situeraient davantage au chapitre des politiques de création et de redistribution de la richesse.

Différence d’imposition

Le Canada récolte la taxe sur les produits et services/taxe de vente harmonisée (TPS/TVH), contrairement aux États-Unis.

Si l’impôt progressif sur le revenu figure au nombre des pratiques communes, le seuil admissible pour la tranche d’imposition supérieure diffère : 100 000 $ au Canada, 450 000 $ aux États-Unis. Le poids fiscal soutenu par les contribuables canadiens est donc plus élevé.

Mais les comparaisons ne s’arrêtent pas là. Au Canada, le taux global d’imposition du revenu se chiffre à 40 % une fois atteint la barre des 90 000 $, alors qu’en sol américain, le salaire reste intact jusqu’à hauteur de 400 000 $US.

Plusieurs états américains qui n’imposent pas le revenu, déjà taxé par Washington, optent souvent pour le prélèvement d’une taxe de vente, moins élevée que la TPS/TVH canadienne;

Chez nos voisins du Sud, le taux maximum d’imposition fédéral de 39,6 % ne s’applique que dans le cas d’une déclaration fiscale de plus de 457 600 $.

Ce qui est taxé ici et là-bas

  • Les deux pays imposent les intérêts, les dividendes et les gains en capital à moins d’avoir recours à certains outils spécifiques;
  • En sol américain, le taux d’imposition des gains en capital varie selon la durée de détention des actions avant la vente;
  • Le taux d’imposition sur les dividendes et les gains est généralement plus bas aux États-Unis, mais les contribuables dont le revenu dépasse 500 000 $ pourraient voir l’impôt sur les gains être revu à la hausse sous peu;
  • Du coté sud de la frontière, il est possible de déduire les frais d’intérêt sur l’hypothèque et les taxes foncières;
  • Les propriétaires canadiens n’ont pas à défrayer l’impôt sur les gains en capital liés à l’appréciation de la valeur de leur résidence principale. Une réalité que l’on retrouve en sol américain depuis l’instauration du Taxpayer Relief Act of 1997, qui prévoit une exemption de 250 000 $US pour une personne seule et 500 000 $US pour un couple, à condition qu’ils habitent ensemble pendant au moins deux ans sur une période de cinq ans. Ce qui signifie que la plupart des gains en capital découlant de la hausse de valeur d’une maison sont libres d’impôt, comme au Canada.

Et côté retraite?

Les deux gouvernements offrent des suppléments de revenus garantis aux aînés une fois l’âge de la retraite atteint. Le système canadien permet une prise de retraite anticipée, moyennant une réduction des prestations, à 60 ans, selon les termes du Régime de pensions du Canada (RPC), et à 62 ans, dans le cas du programme de la Sécurité de la vieillesse.

La Sécurité de la vieillesse est aussi offerte à toute personne de plus de 65 ans résidant au Canada depuis au moins 10 ans. Les aînés moins fortunés ont également droit à un revenu libre d’impôt à travers le Supplément de revenu garanti, sans équivalent aux États-Unis.

Toutefois, pour ceux tirant de bons revenus de retraite, la Sécurité sociale américaine offre des bénéfices supérieurs aux programmes canadiens combinés.

Le système canadien présente donc de meilleurs avantages aux contribuables à faible revenu durant leurs années productives.

Comparaison REER c. IRA (compte de retraite individuel)

• Ces deux outils d’épargne-retraite basent leur taux de cotisation annuel selon le revenu imposable.

• Ils opèrent de manière similaire en termes de déductions fiscales et de cotisation, et permettent tous deux de réduire le revenu imposable pour la période suivante de déclaration;

• Ils offrent des possibilités d’impôt différé sur les revenus de placement et impliquent une distribution imposable annuelle obligatoire à l’approche de la 70e année du contribuable.


Le CELI par rapport au Roth IRA

• Ces deux outils, respectivement lancés en 2009 et 1997, ne comportent pas de déductions fiscales initiales, mais génèrent des revenus libres d’impôt une fois à la retraite;

• Le montant des seuils est similaire, bien que les Roth IRA se révèlent plus complexes, se déclinant sous différentes variations;

• La contribution annuelle maximale à un CELI est de 5 500 $. Pour le Roth IRA : 5 500 $US jusqu’à 49 ans, 6 500 $ pour les 50 ans et plus.


Un œil sur les régimes de retraite

• Les deux pays bénéficient de régimes de retraite administrés par les employeurs assortis d’une aide fiscale;

• Les régimes de retraite à prestations déterminées assurent un revenu déterminé à ses participants lors de la retraite et les protègent des risques du marché;

• Les deux offrent des fonds garantis de retraite, mais au Canada, on ne les retrouve qu’en Ontario;

• Les employeurs des deux côtés de la frontière cherchent à migrer du régime de retraite à prestations déterminées (RRPD) vers le régime de retraite à cotisation déterminée (RRCD), plus exposé aux risques du marché. Ce qui inclut le produit America 401(k), similaire au REER collectif canadien.


La rédaction vous recommande : 

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques