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Économie

« Flash Boys » continue de faire des vagues aux États-Unis

22 avril 2014 | La rédaction | Commenter

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Le dernier livre de l’ex-trader Michael Lewis, qui dénonce les méfaits de la négociation à haute vitesse (également appelée « courtage à haute fréquence »), continue de susciter un vif débat dans le monde de la finance, rapporte Le Figaro.

Publié à la fin du mois de mars aux États-Unis, Flash Boys décortique cette technique qui permet à des logiciels d’analyser une énorme quantité d’informations, puis de générer des ordres d’achat ou de vente, le tout en l’espace de quelques microsecondes.

Une technique extrêmement onéreuse, mais qui procure un avantage décisif aux traders qui la pratiquent puisqu’ils disposent d’informations stratégiques avec quelques millièmes de seconde d’avance sur les investisseurs qui ne peuvent se l’offrir.

Réussir là où les régulateurs ont échoué?

Parti en guerre contre ces transactions informatiques, Michael Lewis serait-il en train de réussir là où les régulateurs des pays occidentaux ont jusqu’à présent échoué? questionne Le Figaro.

En tout cas, sans son ouvrage, qui figure en tête de liste des meilleures ventes de documents du New York Times, le sujet ne serait pas sorti des cercles restreints des spécialistes financiers.

À tel point que « la suspicion soudaine portée envers cette technique de trading s’est matérialisée dans les cours de Bourse des sociétés qui l’exploitent », relate le quotidien français.

Ainsi, KCG Holdings, un spécialiste étasunien de la négociation à haute vitesse, a subi une chute de 13 % de sa valorisation boursière depuis la sortie de Flash Boys.

Le Wall Street Journal a par ailleurs annoncé jeudi dernier que Virtu Financial, un autre expert des algorithmes boursiers, avait décidé de « repousser indéfiniment » son projet d’introduction en Bourse.

Au début du mois d’avril, l’opération, qui devait permettre à la société de lever 100 millions, avait dans un premier temps été simplement décalée.

Toutefois, la controverse suscitée par le livre de Michael Lewis ne s’apaisant pas, ses dirigeants ont décidé de renoncer à leur projet.

D’autant que la publication de Flash Boys renforce les attentes du public quant aux conclusions des enquêtes ouvertes par la justice de l’État de New York et le FBI sur ces pratiques, souligne Le Figaro.

À lire : Négociation à haute vitesse : la justice enquête aux États-Unis

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