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Flavio Vani : « Nous voulons un ordre professionnel des conseillers! »

23 avril 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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Luc Labelle, président et chef de la direction de la CSF

« Le seul ordre, c’est la Chambre! »

Président et chef de la direction de la CSF, Luc Labelle balaie ces arguments d’un revers de la main. « Ce sont nos 20 sections régionales qui ont décidé de continuer leurs opérations sous le chapeau juridique d’une association qu’elles sont en train de mettre en place. Et bien sûr, nous les soutiendrons financièrement afin de les doter d’une infrastructure, notamment d’un site web, ce qui leur permettra de générer des revenus et de voler de leurs propres ailes. »

La nouvelle corporation continuera d’exercer les activités dévolues aux sections régionales, mais proposera sans doute aussi de nouveaux services aux professionnels pour s’autofinancer, précise Luc Labelle. De son côté, la Chambre se rabattra sur son strict rôle d’organisme d’autoréglementation.

Il est hors de question que cette association devienne un ordre professionnel. Elle n’en a ni la vocation ni le droit, se défend-il. « De toute façon, je ne vois pas ce qu’on y gagnerait. Cet ordre existe déjà, c’est la CSF! Même si elle n’est pas juridiquement appelée comme tel, elle en a la structure et joue le même rôle d’encadrement des professionnels en matière de déontologie, de formation continue et de discipline. »

David contre Goliath?

S’il veut gagner son pari de créer un ordre professionnel « pour parler au nom de l’ensemble des représentants », Flavio Vani aura donc fort à faire… D’autant que le regroupement qu’il préside, avec environ 500 membres, ne semble pas peser lourd face aux moyens dont dispose la CSF.

Conscient de cette faiblesse, le patron du RICIFQ mise beaucoup sur le recrutement. « Nous visons 2000 ou 3000 membres, aussi rapidement que possible, et on travaille dur pour y arriver. Si nous sommes plus nombreux, nous serons plus efficaces et les choses pourraient aller plus vite qu’on ne le pense », affirme-t-il.

Dans le même temps, il se veut rassurant : « Nous ne sommes pas seuls, nous avons des partenaires et des compagnons de route, comme l’Association canadienne des conseillers financiers [Advocis], forte de 11 000 membres. »

Au cours des prochains mois, le regroupement compte également faire du lobbying auprès du gouvernement. « Nos adhérents nous ont donné un mandat pour parler en leur nom et nous comptons bien nous en servir pour être entendus », promet-il.

8 mai 2014

Une précision d’Advocis…

À la suite de la publication de cet article, l’Association canadienne des conseillers financiers (Advocis) fait savoir que, contrairement à ce que les propos de Flavio Vani pourraient laisser supposer, elle n’est pas un partenaire du RICIFQ et n’a « aucune affiliation » avec le regroupement indépendant. Advocis précise par ailleurs qu’elle « n’effectue pas de lobbying auprès du gouvernement au nom des membres du RICIFQ ».

… et de Flavio Vani

Interrogé par Conseiller.ca, Flavio Vani Avoir a précisé qu’« avoir des partenaires ou des compagnons de route ne signifie pas qu’il faut absolument avoir un accord signé avec une organisation ». L’important, dit-il, est qu’Advocis et le RICIFQ « partagent les mêmes objectifs ».

À lire : RICIFQ 2.0 : À la (re)conquête des conseillers

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