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Fonds communs : un journaliste dénonce le système de commissions

22 novembre 2010 | Commenter

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pourcent_cube_proportion_425Le journaliste Michel Girard, du quotidien La Presse, a publié lundi une chronique susceptible d’intéresser les lecteurs de Conseiller.ca et de vous faire réagir. Intitulée Fonds communs: l’appât du conseiller, cette chronique a notamment fait fulminer le conseiller et blogueur montréalais Fabien Major.

« Ce matin [NDLR: lundi], il reprend pour une xième fois son vieux réflexe de ‘Broker Bashing’. Cette fois, ce sont tous les conseillers et planificateurs qui sont des vauriens parce qu’ils offrent encore des fonds communs à leurs clients et PIRE, ils se font payer pour faire leur travail ! La mauvaise fois crasse de Girard l’empêche même de faire un travail de journaliste décent et de simplement vérifier les faits auprès de quelques banques ou firmes de courtage », déplore Fabien Major.

Rappel des faits : le journaliste vedette a fait paraître lundi matin un article dans lequel il cloue au pilori les conseillers rémunérés sur la base de commissions. Il écrit : « Quand un conseiller financier d’une firme de courtage ou d’un cabinet de planification financière ou d’assurances vous recommande d’investir dans telle ou telle famille de fonds communs de placement, ne soyez pas surpris s’il le fait par intérêt pécuniaire personnel. »

Michel Girard essaie de nuancer ses propos en affirmant que les conseillers ne sont pas personnellement responsables de cette situation. « C’est la faute du système de rémunération de l’industrie canadienne des fonds communs. Le fonctionnement de celui-ci provoque une certaine surenchère entre les familles de fonds communs. Quoi de mieux que d’avoir une bonne commission pour convaincre les conseillers financiers de vendre leurs fonds », souligne-t-il.

Mais, pour Fabien Major, le dommage est fait. « Dans un papier sur deux, il [Michel Girard] tente de jouer sur la peur. Peur de perdre, de se faire voler, de se faire flouer… Dans ses chroniques, la contrepartie d’enthousiasme ne se manifeste que sur les produits à la mode et un à la  fois. En 1999-2000, Girard a été des apôtres des fonds technologiques. Il a vanté gros comme le bras, l’ascension de Nortel… Il a été un grand promoteur des billets bancaires pimentés de papier commercial… Et le voilà bandé sur la nouvelle mode, les fonds négociés en Bourse », tonne Fabien Major.

Si les allégations de Michel Girard étaient fondées, les conseillers pourraient à la limite endurer les attaques du journaliste. Mais ce n’est pas le cas. « Il affirme que les conseillers et planificateurs n’offrent pas à leurs clients des fonds communs des banques parce qu’ils ne sont pas rémunérés ! Archifaux ! Moi et mes confrères pouvons offrir quasiment TOUS les fonds des grandes banques. BMO, CIBC, BN, TD, RBC, DESJARDINS…. nommez-les ! », dit Fabien Major.

Michel Girard, lui, ne se gêne pas pour en rajouter : « Des conseillers ont la vilaine habitude de recommander à leurs clients de changer de familles de fonds environ tous les cinq ans. Pourquoi ? Réponse d’un gestionnaire de fonds communs: des conseillers adoptent cette pratique dans le strict but d’empocher des nouvelles commissions de vente. »

Voilà. Ce débat vieux comme l’industrie des services financiers elle-même vient d’être relancé à coups de boulets rouges.

Pour lire l’article de Michel Girard, cliquez ici.

Pour lire la réplique de Fabien Major, cliquez ici.

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