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Fonds de couverture : non à une réglementation accrue

12 septembre 2007 | Commenter

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De nouvelles règles ciblant directement les fonds de couverture pourraient faire plus de mal que de bien, disent des chercheurs de la Banque du Canada cités dans le Globe and Mail. Ils s’objectent ainsi à l’adoption d’une nouvelle réglementation concernant l’industrie du placement alternatif.

« Ce n’est pas sûr que davantage de transparence, comme des rapports périodiques sur les placements, limiterait les risques systématiques de façon substantielle, car ce processus d’information est long et difficile à réaliser », affirment Michael King and Philipp Maier. De plus, ils estiment qu’une plus grande transparence pourrait limiter la stratégie commerciale des fonds de couverture, réduire l’efficacité générale des marchés et créer des problèmes éthiques.

Les pays du G8 sont divisés quant à la manière de superviser les fonds de couverture. L’Europe, avec l’Allemagne à sa tête, avance qu’ils devraient être obligés à plus de transparence au sujet de leurs placements afin d’éviter les risques de marché. Pour leur part, les États-Unis et le Royaume-Uni s’opposent à la réglementation directe, puisque les banques, les courtiers et les institutions financières qui négocient ces fonds sont déjà soumis à un encadrement serré qui s’améliore constamment. Quant au Canada, il penche pour la position américaine et britannique.

Le capital investi dans plus de 9 000 fonds de couverture a crû de façon exponentielle. Le Fonds monétaire international évalue à 1 340 milliards de dollars US les actifs qui y sont gérés. Ces fonds ne sont pratiquement pas réglementés, même s’ils offrent un important effet de levier et présentent un risque élevé.

Malgré tout, les fonds de couverture ne sont pas assez volumineux pour être à la source d’un risque systémique tant redouté par les banques centrales, concluent les auteurs de l’étude de la Banque du Canada. Leur faillite ne pourrait donc avoir des répercussions globales et destructrices sur les marchés. L’implosion de la compagnie Amaranth Advisers l’année dernière le confirme, à leur avis.

Cependant, l’étude de la Banque du Canada a été rédigée en juin dernier, soit avant que les fonds de couverture détenus par Goldman Sachs, Bear Stearns et la BNP Paribas ne connaissent de sérieux problèmes, entraînant la volatilité des marchés et une crise des liquidités. Mais les chercheurs persistent signent. Ils allèguent que les fonds de couverture ont plutôt joué un rôle important dans les marchés au cours des dernières années en dissipant le risque.

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