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Fonds de travailleurs : Québec veut faire changer d’avis Ottawa

23 avril 2013 | Anaïs Chabot

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Pauline Marois, première ministre du Québec

Les Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction CSN ont beaucoup aidé à la création et au développement des entreprises québécoises, a dit Pauline Marois, qui était lundi la conférencière invitée d’un déjeuner-conférence organisé par le Conseil du patronat du Québec.

« Metro, Rona, Bombardier, la CSQ, Juste pour rire, Air Transat, Léger Marketing : des centaines d’entrepreneurs ont enrichi le Québec grâce à ces fonds. La décision du gouvernement fédéral de mettre fin aux incitatifs fiscaux est contre-productive, a affirmé la première ministre du Québec. Des 312 milliards de dollars que le gouvernement fédéral compte aller chercher en abolissant ce fameux crédit d’impôt, 88 % de ces sommes proviennent du Québec. Près de 300 millions de dollars de moins seront disponibles pour nos entreprises. Et à terme, ça ne rapportera rien au gouvernement fédéral, puisque les crédits d’impôt se remboursent en quelques années. »

Mme Marois se dit prête à tendre la main au premier ministre canadien Stephen Harper, afin de le convaincre de changer la décision prise lors du dernier budget fédéral quant à l’élimination graduelle du crédit d’impôt pour les fonds de travailleurs. Elle a d’ailleurs demandé au monde des affaires québécois de plaider la cause du Québec auprès d’Ottawa dans ce dossier. Elle a rappelé que tous les partis à Québec étaient d’accord sur ce point.

Une Banque de développement économique du Québec très bientôt?
« Ça faisait longtemps que les entrepreneurs du Québec nous demandaient de simplifier Investissement Québec. Le guichet unique si longtemps attendu par les entrepreneurs se matérialise. » Le projet de loi créant la Banque de développement économique du Québec sera déposé dans quelques jours, a annoncé la première ministre, ajoutant du même coup que son gouvernement espérait obtenir l’appui de l’opposition dans ce dossier. « La Banque intégrera donc Investissement Québec, de même que les fonctionnaires du développement économique, éliminant ainsi un ministère. La Banque n’est donc pas une structure de plus, mais un regroupement, et même des structures de moins. Ça facilitera la vie des entreprises et des entrepreneurs d’ici. »

Rapport D’Amours
En conférence de presse lundi matin, Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec, a indiqué que le Conseil est intervenu plus particulièrement auprès du comité sur l’avenir des régimes de retraite en 2012. Les mesures contenues dans le rapport D’Amours quant aux régimes à prestations déterminées et à cotisation déterminée et au RVER vont dans le même sens que ce que le Conseil a recommandé, mais pas la rente de longévité.

« Beaucoup d’épargne meurt avant le retraité », a ajouté M. Dorval. Si la société veut d’une rente de longévité, il faudra donc laisser tomber autre chose. Selon lui, la rente de longévité couterait environ 2 milliards de dollars par année. Il croit que c’est une dépense envisageable, mais se demande du même souffle s’il y a d’autres cotisations sur la masse salariale qui pourraient être diminuées.

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