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Fusion des Bourses de Montréal et de Toronto à la fin de l’année?

26 mai 2006 | Commenter

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(26-05-2006)Richard Nesbitt a mentionné que le Groupe TSX se donnait jusqu’à la fin de l’année avant de décider s’il irait de l’avant ou non avec le projet de fusionner des produits dérivés avec la Bourse de Montréal.

Le chef de la direction du Groupe TSX a tenu ces propos au cours d’une allocution prononcée jeudi dernier à Montréal. Il a mentionné que le Groupe TSX serait impliqué dans les produits dérivés dès l’échéance de l’entente avec la Bourse de Montréal en 2009.

« Nous aimerions capitaliser sur la reconnaissance de Montréal comme centre d’excellence des produits dérivés, non seulement à l’échelle canadienne, mais à l’échelle nord-américaine. Notre idée est de faire en sorte que Montréal demeure la référence en matière d’expertise des produits dérivés au Canada. »

Cependant, il a ajouté que l’une des faiblesses du marché canadien des capitaux réside dans le fait que les actions et les produits dérivés se négocient à deux endroits différents. En France, en Allemagne, à Singapour, en Suède et au Mexique, le marché des actions et celui des produits dérivés logent sous le même toit.

En 1999, lorsque les deux institutions ont décidé de faire bande à part, la distance n’avait pas vraiment d’importance. Mais avec la récente vague de consolidation, les Bourses mondiales cherchent à combiner les marchés au comptant et les produits dérivés. L’achat d’Arca par la Bourse de New York a permis d’ajouter le commerce des options de la Pacific Exchange. L’offre de la Bourse de New York pour acquérir Euronext comprend la plateforme de produits dérivés européenne LIFFE. En Australie, ASX et la Sydney Futures Exchange ont entrepris de fusionner leurs activités.

« Je crois que nous avons jusqu’à la fin de l’année pour nous préparer à ce qui s’en vient à ce chapitre. Les décisions que nous devons prendre au cours des prochains mois, à savoir la façon dont nous allons ajouter les produits dérivés à notre offre, sont aussi déterminantes que celles que nous avons prises en 1999. Il y a par contre une différence. En 1999, notre défi était d’échapper à nos faiblesses alors qu’aujourd’hui nous avons l’occasion de bâtir sur nos forces », a conclu Richard Nesbitt.

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