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Fusion EXCEL-CMA : « Aucun cent n’est parti de chez PEAK », dit Robert Frances

4 février 2013 | Ronald McKenzie | Commenter

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C’est par les médias que Robert Frances a appris que le Groupe CMA avait l’intention de sortir pour 600 millions de dollars d’actifs en fonds communs du Groupe financier PEAK. « Disons que nous avons été surpris en lisant ça », a dit le président et chef de la direction du plus grand cabinet indépendant au Québec.

En rencontre de presse lundi à Montréal, Robert Frances a précisé que PEAK et le Groupe CMA avaient une entente de partage de commissions qui arrivait à échéance le 31 décembre 2012. CMA touchait une commission lorsque ses conseillers dirigeaient des clients chez PEAK.

Cette entente n’a pas été renouvelée. Lors de la conférence de presse annonçant la fusion Excel-CMA, le 22 janvier dernier, Normand Caty avait souligné que l’accès à l’actionnariat était pour lui un point majeur pour l’acceptation du projet. « Dans nos plans stratégiques, c’était très important de pouvoir être propriétaire d’un cabinet en épargne collective », avait-il alors déclaré. Embarrassé par cette affirmation qu’il réfute, Robert Frances a indiqué qu’aucune discussion à cet effet n’a eu lieu.

Par ailleurs, lorsque la fusion Excel-CMA a été rendue publique, des conseillers de CMA ont immédiatement appelé au siège social de PEAK pour réitérer leur confiance envers l’entreprise de Robert Frances.

Jusqu’à la semaine dernière, « aucun ne nous a manifesté son désir de partir », a-t-il insisté. Cependant, il s’attend à ce que certains d’entre eux choisissent de faire affaire avec le nouveau cabinet de fonds communs. Robert Frances n’a pas voulu quantifier le nombre de professionnels qu’il pourrait perdre.

Il a rappelé que PEAK conclut des ententes individuelles avec chacun de ses conseillers et que rien n’est changé à la suite de la création du nouveau cabinet en épargne collective. Il a noté que PEAK versait des commissions à CMA sur la base d’actifs évalués à 500 millions de dollars. Puis il a répété qu’aucun argent n’était sorti des coffres de PEAK.

Conseiller.ca a essayé en vain de contacter Normand Caty pour avoir sa version des faits. Chose certaine, il faudra voir la suite des choses, car le transfert de fonds est une opération complexe qui peut prendre plusieurs semaines. En outre, les conseillers qui changent de fournisseurs en fonds communs doivent en informer leurs clients et leur faire signer des documents. Ces derniers peuvent alors leur poser des questions sur la réputation et le sérieux du nouveau courtier.

Devant ces tracasseries administratives et la crainte de perdre des clients, les conseillers y penseront à deux fois avant de virer capot. « Quand ils ont appris la nouvelle de la fusion, plusieurs conseillers nous ont dit qu’ils étaient fatigués d’être pris dans des changements d’organisations. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils veulent demeurer chez nous », a dit Robert Frances.

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