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Gare au risque de nouvelle bulle financière

20 mai 2015 | La rédaction | Commenter

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Les patrons d’UBS, de HSBC et de 15 autres institutions financières se disent inquiets des conséquences des très bas taux actuels et pressent les autorités de renforcer leur gouvernance, rapporte Le Figaro.

Dans une tribune publiée sur le site Web du forum économique mondial (World Economic Forum), ces hauts dirigeants appellent les régulateurs des principaux pays industrialisés à intervenir pour endiguer l’instabilité financière actuelle.

La stabilité, « bien commun essentiel »

Rappelant que « la stabilité financière est un bien commun essentiel et bénéficie à tous les membres de la société », ils jugent que les outils de régulation doivent être utilisés pour prévenir les risques de crise financière.

Ils estiment par exemple qu’en cas de formation d’une bulle immobilière, les autorités financières devraient adapter leurs taux d’intérêt en conséquence.

Les leviers de régulation « doivent permettre d’effacer les imperfections des marchés financiers, tels que des emballements sur certaines classes d’actifs, comme cela a pu être le cas dans le domaine des prêts immobiliers », affirment les dirigeants, cités par Le Figaro.

Gare aux « excès » de régulation

Toutefois, soulignent-ils, les politiques de régulation mises en place doivent s’adresser à l’ensemble des acteurs du monde financier, et pas seulement à la finance traditionnelle, faute de quoi cela risquerait de « limiter l’attribution de crédits traditionnels et d’inciter les intermédiaires à se tourner vers la finance parallèle », ce qui représenterait une « source de risque systémique ».

Plus précisément, les banquiers dénoncent à l’avance toute régulation qu’ils jugeraient excessive, qui générerait, selon eux, des risques systémiques et alimenterait le secteur de la finance non régulée.

Les mises en garde contre les risques d’une nouvelle crise financière se sont multipliées depuis ces derniers mois, rappelle Le Figaro.

Vers une nouvelle crise?

Ainsi, Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine, estimait-elle récemment que les prix des actions étaient « plutôt élevés », ce qui pourrait entraîner une chute des cours des rendements obligataires à long terme.

De son côté, Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, avait déclaré à la fin du mois dernier qu’une grave crise financière risquait de survenir, pointant notamment la faiblesse actuelle des taux d’intérêt qui, d’après lui, pousserait les banques et les compagnies d’assurances à réduire fortement leur rentabilité.

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