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Gestion de patrimoine : les riches Asiatiques privilégient le numérique

22 octobre 2014 | La rédaction | Commenter

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Plus de 80 % des individus fortunés d’Asie-Pacifique (hors Japon) souhaitent que « la plupart ou la totalité » de leurs relations en gestion de patrimoine soient conduites sous une forme numérique d’ici à cinq ans, contre seulement 61 % dans le reste du monde, indique un rapport publié hier par Capgemini et RBC Gestion de patrimoine.

La demande pour des interactions numériques, y compris à travers les nouveaux canaux que sont les applications mobiles, les médias sociaux et la vidéo, est particulièrement élevée chez tous les répondants de cette zone, et ce, quels que soient leur âge et le niveau de leur fortune, précise le document.

Des enjeux de taille pour les SGP

Selon ses auteurs, les individus fortunés (IF) se définissent comme les détenteurs d’« au moins un million de dollars américains d’actifs investissables, hors résidence principale, objets de collection, consommables et biens de consommation durables ».

Le rapport note que les enjeux sont de taille pour les sociétés de gestion de patrimoine (SGP) qui n’offrent pas une expérience numérique suffisante. En effet, 83 % des mieux nantis de cette région envisagent de quitter une compagnie qui ne leur proposerait pas une expérience intégrée sur tous les canaux.

Près des trois quarts (73 %) de ces IF considèrent que la plupart ou la totalité de leurs relations actuelles en gestion de patrimoine se font déjà sous forme numérique, comparativement à seulement 55 % de ceux du reste du monde, indique par ailleurs l’étude.

Contacts numériques plutôt que directs

Celle-ci relève également que l’Asie-Pacifique est la seule partie du globe où les plus riches pensent que les contacts numériques avec leurs gestionnaires sont plus importants que les contacts directs.

De même, les IF de cette zone géographique sont les seuls à citer les contacts numériques comme étant les plus importants pour tous les types de transactions avec les SGP, que ce soit pour s’informer, communiquer avec des conseillers ou effectuer des transactions.

En particulier, ce sont eux qui ont la plus forte préférence dans le monde pour une communication en temps réel (45 %) plutôt que planifiée (26 %), les IF de Hong Kong faisant toutefois exception, puisqu’ils préfèrent les secondes.

Défis commerciaux

« Alors que les conseillers en gestion de patrimoine restent les points de contacts centraux de la relation entre les individus fortunés et leurs SGP, il ne fait aucun doute que les canaux et interactions numériques sont en passe de devenir un élément de plus en plus important dans la relation client-conseiller », affirme George Lewis, responsable du département Gestion de patrimoine et Assurance chez RBC.

Selon le rapport, la technologie numérique permet aussi aux SGP de mieux capitaliser sur le potentiel de croissance du marché de la richesse en Asie-Pacifique. De plus, leurs capacités dans ce domaine peuvent les aider à relever plusieurs défis commerciaux.

Automatisation et conformité

Ainsi, l’automatisation numérique contribue « à réduire les coûts de fonctionnement et à améliorer la productivité des conseillers, tout en aidant les sociétés à atteindre une certaine modularité », souligne-t-il.

De même, alors que de nouvelles réglementations sont mises en œuvre sur le marché, les technologies liées à la conformité peuvent aider les SGP « à s’assurer qu’elles sont en ligne avec les exigences qui évoluent ».

« Ne pas passer au numérique constitue un risque élevé pour les SGP en Asie-Pacifique, les IF de cette région se distinguant par un esprit plus tourné vers le numérique que leurs pairs dans le reste du monde », résume Jean Lassignardie, du secteur Services financiers monde de Capgemini.

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