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Gestion privée : La FBN et Trust Banque nationale unissent leurs efforts

23 mai 2008 | Commenter

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Finie la concurrence entre la Financière Banque Nationale (FBN) et sa cousine Trust Banque Nationale pour mettre la main sur la clientèle nantie. Désormais, le développement de ce secteur passe par des efforts concertés. «La compétition entre nos deux entités finissait par ralentir la croissance des actifs. Maintenant, nous travaillons ensemble afin de mieux informer nos clients des produits et des services distinctifs que nous offrons», a indiqué Éric Laflamme, président et chef de la direction de Trust Banque Nationale au cours d’une rencontre de presse jeudi dernier à Montréal.

La gestion privée connaît un grand essor au Groupe Financier Banque Nationale, particulièrement à la FBN et au Trust Banque Nationale. Ensemble, ces deux entreprises comptent 15 000 clients fortunés qui cumulent près de 11 milliards de dollars d’actifs sous gestion. «La croissance annuelle est de 30 %. Selon une étude récente d’Investor Economics, la Banque Nationale se classe au 5e rang des plus importantes firmes de gestion privée de placement au pays», a souligné André Gagnon, vice-président marketing à la FBN.

La FBN et le Trust Banque Nationale font valoir que leurs services vont au-delà de la gestion d’actifs. Ils proposent un éventail complet de gestion de patrimoine. «Cela inclut bien entendu tout le volet successoral, avec la création et l’administration de fiducies testamentaires ou entre-vifs. Mais nous constatons des besoins au chapitre de la philanthropie. Les Québécois commencent à faires des dons importants», a dit André Gagnon.

Ces services successoraux se greffent aux éléments courants de la gestion de patrimoine : accès à tous les véhicules de placements enregistrés, planification financière intégrée, assurances, fiscalité, gestion de trésorerie, etc.

Afin de se distinguer de leurs concurrents, la FBN et le Trust Banque Nationale proposent à leurs clients une approche disciplinée d’investissement, un choix judicieux de gestionnaires, une performance soutenue à long terme et des honoraires compétitifs. Les clients qui veulent se prévaloir de la gestion privée doivent détenir des actifs financiers d’au moins 250 000 $, ce qui leur permet d’avoir accès à toutes les classes d’actifs et à tous les gestionnaires retenus par la Banque Nationale. «Ils peuvent profiter de produits normalement réservés à des clients institutionnels, comme des fonds de fonds de couverture, des portefeuilles d’obligations à haut rendement et à ce que nous appelons des actifs réels. Ces combinaisons permettent de construire des portefeuilles personnalisés, largement diversifiés et dont le risque est bien contrôlé», a précisé Éric Laflamme.

En matière d’investissement, les clients de la gestion privée peuvent choisir l’une ou l’autre des cinq stratégies suivantes :
1. Faible variabilité. On vise avant tout la production régulière de revenus d’intérêt et de dividende, tout en limitant les fluctuations de la valeur marchande.
2. Variabilité modérée. Le gestionnaire met l’accent sur l’obtention d’un revenu d’intérêt et de dividende constant, avec la possibilité d’une bonne croissance à long terme du capital.
3. Équilibre. On privilégie l’obtention d’un revenu d’intérêt et de dividende constant tout en recherchant une plus-value du capital à moyen et à long terme.
4. Croissance. Ici, vise une forte croissance du capital à long terme. Cette stratégie s’adresse aux investisseurs pour qui les revenus ne sont pas une nécessité immédiate.
5. Actions. Les titres boursiers sont prédominants dans ce type de stratégie, qui a pour but la croissance maximale du capital.

Chaque portefeuille est géré de manière dynamique grâce à la «déviation tactique». Après avoir dressé le profil de son client, le gestionnaire fixe des cibles pour les différentes classes d’actifs du portefeuille. Pour la partie des titres à revenu fixe, par exemple, la cible pourrait être fixée à 33 %. Or, selon les conditions du marché, le gestionnaire peut faire fluctuer cette proportion entre un minimum de 25,5 % et un maximum de 40,5 %. «La déviation tactique se démarque par sa flexibilité, avec l’objectif de créer une valeur ajoutée pour le portefeuille», a dit Éric Laflamme. Techniquement parlant, la déviation tactique est effectuée en utilisant des produits dérivés plutôt qu’en négociant les titres directement. «Cela facilite la déviation. En effet, les produits dérivés ont pour effet de modifier le portefeuille exactement comme si la déviation était effectuée à l’aide de titres individuels, mais avec beaucoup moins de transactions, donc à moindre coût et de façon plus efficace», a dit Bruno Bourgeois, vice-président, gestion privée de placement et fiducies, au Trust Banque Nationale.

Les trois dirigeants ont insisté sur le fait que les clients bénéficient de l’expertise d’une dizaine de gestionnaires externes pour ce qui est de la gestion de leurs placements. En outre, pour la partie «actions» de leur portefeuille, ils peuvent même choisir une combinaison de gestionnaires. Pour les actions canadiennes, par exemple, ils peuvent demander que la moitié de leurs actifs soit administrée par Natcan et l’autre, par McLean Budden. «Mais s’ils préfèrent McLean Budden, la totalité de leur volet ‘actions’ sera confiée à ce gestionnaire», a indiqué Éric Laflamme.

La clientèle que ciblent la FBN et le Trust Banque Nationale est principalement composée d’entrepreneurs, qui concentrent une bonne part des fortunes privées au Québec. «Beaucoup d’entre eux connaissent les services de la Banque Nationale pour ce qui est du financement de leur entreprise. Mais ils ne savent pas que nos services de gestion privée sont en forte croissance et très diffférents de ceux que nous offrions il y a deux ans à peine. Voilà pourquoi nous avons organisé cette rencontre d’information», a conclu Éric Laflamme.

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