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Gestionnaires en direct – Les marchés jettent-ils bébé avec l’eau du bain?

24 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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Petrole_baisse_425Une étrange corrélation s’est établie entre les prix du pétrole et ceux des titres à risque, ce qui génère des aubaines inattendues dans les marchés américains, dit Craig Jerusalim, gestionnaire de portefeuille à Gestion d’actifs CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« La peur est responsable de la corrélation qui s’est établie entre le pétrole, les actions, et les obligations à haut rendement. Si l’un descend, les autres le suivent de manière indiscriminée, et vice-versa », observe Craig Jerusalim.

Ce type de situation est rare, selon l’expert. « D’habitude, une chute des prix du baril génère de l’optimisme envers la consommation. Au lieu de cela, les gens s’inquiètent des pertes d’emploi, des provisions pour pertes des banques, et de la réduction des dépenses en capitaux des entreprises », dit-il.

Une corrélation de ce type survient habituellement en période de récession, or les États-Unis montrent peu de signes en ce sens, si on se fie aux quatre indicateurs établis par le National Bureau of Economic Research.

« Seule la production industrielle s’affaiblit. Les revenus des foyers et les tendances de l’emploi se portent bien. Quant aux ventes au détail, après une phase d’inquiétude, elles ont remonté récemment », poursuit Craig Jerusalim.

Si on s’entend pour dire que les États-Unis sont loin d’une récession, la forte corrélation des marchés d’actions est un cas typique de « bébé jeté avec l’eau du bain », dit l’expert. Conséquence : les titres de bonne qualité reçoivent à tort le même traitement que les autres.

« C’est donc le moment de se départir des entreprises fortement endettées pour saisir des titres de haute qualité qui étaient surévalués avant la correction des marchés. On parle d’entreprises capables de supporter les pressions grâce à de solides états financiers, une équipe de direction rigoureuse, et un avantage concurrentiel qui leur donnera le dessus ultimement », dit Craig Jerusalim.

Parmi les titres canadiens, l’expert cite en exemple Dollarama, Restaurant Brands International et Gildan Activewear. « Ces titres ont connu une correction plus forte dans les derniers mois que dans les cinq dernières années. Il est rare de pouvoir investir à bon prix dans ce genre d’entreprises. »

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