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Gestionnaire en direct – Quand l’or noir nous pousse dans le rouge

17 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Qu’on le veuille ou non, les prix du pétrole vont continuer de peser lourd sur l’économie canadienne, du moins jusqu’à ce que la production nord-américaine achève de se réajuster, pense Colum McKinley, gestionnaire de portefeuille à Gestion d’actifs CIBC.

Cliquez ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« L’environnement va demeurer difficile pour les entreprises du secteur de l’énergie, avec une grande volatilité dans les prix du pétrole. Mais nous entrevoyons des développements positifs à moyen terme, qui pourraient influencer les titres boursiers », dit Colum McKinley.

Déjà, les pétrolières ont beaucoup réduit leur production. Aux États-Unis, les activités de forage sont maintenant à un niveau inférieur à celui qu’elles avaient durant la crise financière. À terme, la baisse de l’offre va se traduire par une remontée des prix.

« D’ici là, les prix devraient osciller entre 40 et 60 $ américains, ce qui rendra difficile la génération de profits. Les entreprises actuellement en difficulté vont avoir du mal à investir des capitaux et à financer des dividendes, ce qui pourrait les pousser entre les mains d’acquéreurs aux reins plus solides », dit Colum McKinley.

Cela dit, il serait imprudent de sélectionner des titres en fonction de leur potentiel d’acquisition, prévient-il.

« Nous recherchons plutôt des entreprises solides qui sont capables de rester à flot dans l’environnement actuel, c’est-à-dire des sociétés de qualité et peu endettées », dit M. McKinley.

Hélas pour l’économie canadienne, le pétrole va rester un facteur déterminant dans les années à venir, estime l’expert. Si les craintes concernant les prix du baril s’accentuent, on peut s’attendre à un ralentissement, notamment dans l’ouest du pays, ce qui aura des conséquences sur l’immobilier et donc sur les banques. Mais si les prix s’améliorent, l’effet sera positif.

« C’est pourquoi nous passons énormément de temps à analyser les tendances qui affectent le secteur de l’énergie », conclut-il.

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