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Gestionnaires en direct – Les obligations de sociétés, une science occulte?

17 octobre 2013 | Commenter

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Les obligations de société à haut rendement présentent plusieurs avantages au sein du portefeuille de l’investisseur, à condition de trouver son chemin dans une jungle impénétrable de choix disponibles, explique Andrew Kronschnabel, gestionnaire de portefeuille chez Logan Circle Partners à Philadelphie.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Les obligations de société à haut rendement accroissent le rendement en affectant minimalement la volatilité. À hauteur de 20 % au sein d’un portefeuille obligataire, si on se fie aux indices de Barclays, elles permettent d’obtenir un rendement de 6,5 % sur 10 ans contre 5,5 % par année pour un portefeuille qui serait composé uniquement d’obligations de catégorie investissement. »

Selon l’expert, les titres à haut rendement se comportent différemment des autres, ce qui ajoute une valeur de diversification. Et le choix ne manque pas puisque ce marché représente aujourd’hui plus d’un billion (mille milliards) de dollars, réparti en plus de 2100 émetteurs uniques. Enfin, autre avantage : les titres à haut rendement sont moins sensibles aux changements de taux d’intérêt, ce qui amoindrit la sensibilité globale du portefeuille.

L’ombre au tableau, c’est que les obligations de société sont un univers extrêmement complexe pour l’investisseur néophyte, explique Andrew Kronschnabel.

« Si je prends une entreprise comme Ford, il n’existe qu’un seul type d’action sur le marché, tandis que leurs obligations sont inombrables. Il y a des échéances de 3 mois à 100 ans, avec tous les intervalles possibles entre les deux. Il y a des titres en dollars, en livres, en euros et en yens. Il y a des coupons fixes, variables ou à paliers. Et j’en passe. Pour l’investisseur, c’est difficile à comprendre. »

Le système aurait besoin d’être modernisé pour devenir plus accessible au commun des investisseurs, juge Andrew Kronschnabel.

« Le processus d’établissement des prix pour les nouvelles émissions est pour le moins caduc, lâche-t-il. Tout est négocié entre le vendeur et l’acheteur de façon directe (over the counter), sans mécanisme électronique efficace. Cette situation offre de bonnes occasions de dénicher des profils uniques de risque et de liquidité, mais à condition d’être un investisseur institutionnel aguerri. »

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