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Gestionnaires en direct – Comment pêcher les gros poissons

2 février 2012 | Commenter

Les pêcheurs en eaux profondes savent reconnaître les coins où s’amassent de grandes populations de poisson, qui attirent les plus belles proies, comme les makaires ou les thons. Les zones peu poissonneuses ne vous donneront rien. C’est l’analogie choisie par Peter J. Eichler pour décrire l’engouement trompeur des investisseurs envers certaines régions du monde, au détriment des États-Unis.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

Pour le président-fondateur de Aletheia Research Management (Santa Monica, Californie), les régions propices à l’investissement sont celles qui comptent le plus grand nombre d’occasions de dénicher le prochain Coke, Apple, Google ou Facebook. Et ce pays, c’est les États-Unis.

« Beaucoup de gens croient à tort qu’investir dans le marché boursier américain équivaut à investir dans les États-Unis. Le monde entier se rue sur les pays dont le PIB est en croissance, mais le PIB n’a rien à voir avec les occasions d’investissement de qualité », raisonne Peter J. Eichler.

Selon lui, l’enjeu à surveiller est l’inflation. « Nous avons placé de grandes parties de notre portefeuille là où l’inflation va le propulser », dit-il.

Enfin, Peter J. Eichler souligne « la crise dont personne ne parle », c’est-à-dire la chute de l’offre de pétrole brut. « Entre 2005 et aujourd’hui, on est passés de 85 à 88,5 millions de barils par jour. Mais cette hausse est entièrement attribuable aux liquides naturels et aux biocombustibles; le pétrole brut, de son côté, a vu sa production chuter de 2 à 3 millions de barils par jour. C’est pourquoi nous investissons dans des entreprises situées dans des régions politiquement stables, qui ont doublé ou triplé de volume au moment où la demande augmente. »

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