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Gestionnaires en direct – L’ABC du AAA

27 septembre 2012 | Commenter

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Si on pouvait se fier uniquement aux cotes de crédit pour établir sa stratégie obligataire, ça se saurait. L’évaluation de ces titres est plus complexe en réalité, avance Patrick Bradley, spécialiste de produit dans l’équipe de revenus fixes mondiaux chez Brandywine, à Philadelphie.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« La perception répandue dans le marché, c’est que la cote AAA est la « crème de la crème », dit l’expert en utilisant l’expression française. Oui, on aime les obligations AAA, mais il existe aussi de bons investissements qui ne sont pas AAA. »

Il faut aussi voir venir les situations où les cotes peuvent baisser, selon Patrick Bradley. « Les obligations de la France étaient AAA alors que l’inquiétude planait au sujet de sa politique fiscale et de sa croissance économique. Cela montre que la cotation est importante, mais ne remplace pas l’évalution sérieuse d’un analyste ou d’un gestionnaire de portefeuille. »

Que devrait inclure l’analyse sérieuse d’une obligation souveraine? « On cherche des pays qui ont un rendement réel élevé, une fois l’inflation prise en compte. On observe aussi la position du pays dans son cycle, les prévisions de croissance économique, les politiques concernant l’inflation et les taux d’intérêt, ainsi que des facteurs structurels à long terme. Des banques centrales qui retiennent l’inflation pour soutenir la croissance. Des politiques fiscales d’avant-garde où les dépenses sont limitées et les budgets, équilibrés. Et de préférence, des liquidités en surplus. »

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