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Gestionnaires en direct – Prédictions économiques pour 2012-2013

31 janvier 2012 | Commenter

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Les déboires de l’économie américaine sont une « fumée secondaire » pour le Canada, qui pourrait offrir la meilleure performance des pays du G7 en 2012-2013, selon Benjamin Tal, économiste en chef adjoint de Marchés mondiaux CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« L’économie devrait rester au ralenti au niveau mondial, avec la récession européenne qui va sûrement se prolonger jusqu’en 2013, et avec la volonté du gouvernement chinois de freiner la croissance du pays pour faire face à l’inflation et aux problèmes immobiliers, analyse Benjamin Tal. Cela va influencer la croissance du PIB américain, qui va prendre encore plusieurs années à retrouver ses niveaux d’antan, malgré les signes encourageants de reprise. »

Au Canada, c’est une autre histoire. « Nous n’avons pas ressenti de plein fouet les effets de la récession américaine en 2008-2009, poursuit-il. Parce que nos entreprises possèdent beaucoup de liquidités, l’investissement d’affaires augmente très rapidement et va prendre une part plus importante de l’économie. En même temps, le poids du gouvernement dans l’économie diminue et les consommateurs restent timides; la croissance sera donc uniquement assumée par l’investissement d’affaires, ce qui se traduira par une hausse soutenue, mais modeste : 2,5 % du PIB tout au plus. »

Sur le marché immobilier canadien, les prix sont « un peu trop élevés » selon Benjamin Tal mais aucune chute n’est à craindre. « Pour qu’une chute survienne, il faudrait avoir une hausse marquée des taux hypothécaires, conjuguée à des placements hypothécaires à haut risque (subprimes). Ce n’est pas le cas. Ma prédiction est que l’immobilier au Canada va atteindre un plateau dans les deux prochaines années, et peut-être un déclin, mais pas de chute significative. »

Que retenir pour les investisseurs? « Nous sommes dans une situation où les taux d’intérêt demeurent faibles. Pour obtenir un rendement, les investisseurs vont de plus en plus rechercher les titres à dividendes, les fonds de placement immobilier et les obligations d’entreprises de bonne qualité, entrevoit Benjamin Tal. Ces titres sont encore très attrayants pour les six prochains mois, car ils sont encore sous-évalués en raison de l’incertitude ambiante. »

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