A A A
Podcast

Gestionnaires en direct – Les titres à faible volatilité victimes de leur succès

23 octobre 2014 | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Les actions à faible volatilité ont si bien performé depuis la crise de 2008 qu’elles sont devenues trop chères, estime Michael Peterson, directeur général et gestionnaire de portefeuille à Pzena Investment Management, à New York.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Sur une très longue période de temps, il est intéressant de regarder les changements dans la popularité des titres à faible ou haute volatilité », dit M. Peterson.

Selon l’expert, on observe des périodes régulières où les titres à haute volatilité attirent les investisseurs, qui les appellent aussi « croissance » ou « bêta élevé » . Dans ce contexte, les titres à faible volatilité sont considérés comme ennuyeux.

« Tout dépend de la confiance envers le marché. Quand il n’y a aucun souci dans l’air, on valorise davantage les titres à bêta élevé. Mais aussitôt qu’on s’inquiète de circonstances macro-économiques ou géopolitiques, on fait l’inverse. »

Et nous sommes justement dans une période où la faible volatilité est valorisée, dit Michael Peterson.

« L’environnement mondial est encore inquiétant; hormis la crise financière de 2008 et celle de 2011 en Europe, on n’a pas vu de croissance mondiale robuste depuis 2006. Les gens se sont donc réfugiés dans les titres à faible volatilité, qui ont très bien performé depuis 2007. Ils ont eu raison, puisque la haute volatilité a connu des résultats désastreux. »

Mais à force de se replier sur les valeurs refuges, les investisseurs ont fait gonfler leurs prix, avance l’expert.

« Une personne qui voudrait acheter ces titres aujourd’hui partirait d’un prix déjà élevé; elle devrait payer un extra pour profiter de la faible volatilité. Alors peut-être qu’il est temps de regarder ailleurs. »

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques