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Gestionnaires en direct – Belle année en vue pour les obligations nord-américaines

6 janvier 2015 | Patrick O'Toole | Commenter

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Soutenus par la reprise économique aux États-Unis, les marchés obligataires nord-américains offriront des occasions alléchantes cette année, entrevoit Patrick O’Toole, vice-président, titres à revenus fixes mondiaux à Gestion d’actifs CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Les titres à haut rendement demeurent les plus intéressants par rapport à la catégorie investissement et aux obligations des gouvernements. Nous favorisons surtout les titres cotés BB et B. La cote CCC est peu recommandable car elle représente un secteur en difficulté », avance Patrick O’Toole.

Du point de vue des échéances, l’expert recommande de voir à moyen ou long terme.

« Les conseillers en placement ont beaucoup recommandé les obligations à court terme dernièrement, afin d’obtenir un rendement en réduisant le risque. Le résultat, c’est que ce secteur a été surexploité et les prix sont maintenant trop élevés », explique Patrick O’Toole.

Les investisseurs qui préfèrent les obligations de catégorie investissement devraient selon lui miser sur les billets de dépôt des grandes banques canadiennes, et sur les titres américains liés aux biens de consommation.

« Aux États-Unis, on voit apparaître plusieurs facteurs en faveur de la consommation : la reprise économique, la croissance du marché de l’emploi, des ventes solides dans le secteur automobile, un dollar plus fort, et de l’essence à près de 3 $ le gallon. Au bout du compte, les Américains ont plus d’argent à dépenser, et cela se ressent tant dans les obligations que dans les actions », élabore l’expert.

Au nord de la frontière, la vitalité en provenance des États-Unis devrait compenser la lenteur du marché de l’emploi et les timides dépenses en capital des entreprises, selon Patrick O’Toole. Et il ne faut pas oublier le Mexique, un joueur de plus en plus solide dans l’équipe nord-américaine.

« Nos trois pays se distinguent du reste du monde; on le voit en Europe, où le malaise économique se poursuit. Au Mexique, nous achetons des obligations en pesos qui offrent un rendement proche de ce qu’on voit dans les titres à haut rendement, alors qu’elles sont cotées A. Cela reflète l’amélioration globale du pays dans les dernières années. Bien sûr, il faut prendre en compte la volatilité des devises, mais même après cela, les titres mexicains nous offrent un rendement additionnel. »

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