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Gestionnaires en direct – Gagnants et perdants de l’économie canadienne

22 mai 2014 | Commenter

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La lenteur de l’économie canadienne n’est pas un frein pour qui sait bien choisir ses placements, pense Craig Jerusalim,  gestionnaire de portefeuille pour Gestion d’actifs CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Le portrait macro-économique global n’a pas de lien avec mes décisions d’investissement. J’essaie de choisir des entreprises qui sont chefs de file dans leur marché, qui ont un bon bilan financier et qui présentent des avantages concurrentiels. Elles sont orientées vers le succès quel que soit le cycle économique en cours. »

Ainsi, dans un environnement économique positif, ces entreprises vont dégager des surplus qu’elles pourront alors réinvestir ou redistribuer aux actionnaires. Tandis qu’en période de lenteur, ce sont les mêmes entreprises qui profiteront des rares éclaircies en raison de leur solidité financière, de leur contrôle des coûts et de leur historique de succès, explique Craig Jerusalim.

Cela dit, il faut aussi prendre en compte le dollar canadien, car toutes les entreprises ne réagissent pas de la même façon à sa valeur, dit l’expert.

« La valeur actuelle du huard aide beaucoup les producteurs de matières premières, qui sont en activité au Canada et vendent en dollars américains. Il y a aussi les entreprises basées aux États-Unis mais qui rapportent leurs revenus en dollars canadiens. Du côté des perdants, en revanche, on trouve les détaillants et les transporteurs aériens, qui vendent en canadien mais achètent en américain. »

Craig Jerusalim cite aussi des perdants « moins évidents » comme les entreprises qui basent leur stratégie de croissance sur les acquisitions (elles ont besoin d’une devise forte) et les corporations qui ont d’importantes dépenses en capital (CAPEX) de l’autre côté de la frontière.

L’expert avoue un penchant pour l’énergie. « Les prix du brut sont dans une zone idéale; l’industrie fait de bons profits sans pour autant provoquer une baisse de la demande. Du côté du gaz naturel, les prix vont rester élevés car on manque de réserves et les besoins de production sont criants. »

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