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Gestionnaires en direct – La guerre des devises, 1re partie : Japon (EN FRANÇAIS)

18 avril 2013

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Les devises sont l’ultime levier de nombreux pays pour redresser leur économie. Mais au jeu de la dévaluation, il y a des gagnants et des perdants. Le Japon fait partie de ces derniers, selon Luc de la Durantaye, premier vice-président, répartition de l’actif et gestion des devises chez Gestion globale d’actifs CIBC.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Plusieurs pays ont atteint un seuil d’incapacité [quant à] la politique monétaire. Un peu partout, les taux d’intérêt à court terme sont à zéro. La flexibilité des politiciens au niveau fiscal est à zéro. Le dernier outil pour stimuler l’économie, c’est la devise. Ça crée une concurrence entre les pays, à qui va dévaluer le plus. »

Le Japon a été « le grand perdant de la guerre des devises », selon Luc de la Durantaye, car le yen s’est beaucoup apprécié dans un contexte où le déficit est à plus de 7 %, la dette au-dessus de 200 %, et le compte courant du pays négatif pour la première fois depuis des décennies.

« Leur situation économique est moribonde. Un des seuls outils qui leur reste est la dépréciation de leur devise, pour augmenter les prix des biens d’importation, ce qui ramènerait un peu d’inflation », explique l’expert.

« Le gouvernement est axé sur la création d’inflation avec un objectif de 2 % d’ici deux ans. La politique monétaire va rivaliser sinon excéder celle de la réserve fédérale, soit d’imprimer de l’argent à grande pompe. »

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