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Gestionnaires en direct – Les consommateurs américains n’ont pas dit leur dernier mot

17 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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Etats-Unis_argent_devise_USA_425Les principaux indices de la consommation ont fléchi lors du quatrième trimestre 2015 aux États-Unis, mais certains signes clairs indiquent une reprise, selon Michael Orndorff, gestionnaire de portefeuille pour American Century Investments à Kansas City (Missouri).

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« L’indice Russell 3000, qui offre un portrait global du marché américain, a baissé de 7 % d’une année sur l’autre. Les services d’utilité publique ont grimpé de 7 %, tandis que les produits de consommation courante sont restés à plat et les autres segments ont baissé de 4 à 11 %. Cela tend à indiquer un début d’année difficile », observe Michael Orndorff.

En conséquence, les investisseurs cherchent actuellement des valeurs refuges, selon l’expert, qui voit les marchés obligataires et monétaires se renforcer. Ils sont inquiets de la faible croissance à l’international, et de celle des États-Unis, qui n’a crû que de 0,7 % au quatrième trimestre.

« En discutant avec les entreprises qui ont récemment déposé des rapports financiers, comme les émetteurs de carte de crédit, nous réalisons que les dépenses de consommation ont récemment faibli aux États-Unis. Mais toutes s’entendent pour dire que ces données ont repris de la vigueur en janvier », dit Michael Orndorff.

« Si on se fie aux ventes au détail et au marché de l’automobile, la reprise a été appréciable en début d’année », dit-il.

M. Orndorff cite notamment l’entreprise Axalta, qui fournit des produits de peinture à l’industrie automobile.

« Leurs volumes sont revenus à un niveau normal. Si les ventes sont faibles en Amérique latine, particulièrement au Brésil, les marchés européen et nord-américain se portent bien, et Axalta entrevoit une croissance soutenue en 2016 », dit-il.

« Il reste le risque de change, qui a été sous-estimé par certains. Exalta avait prévu un euro à 1,05 dollar américain, et le taux a grimpé à 1,11. Cela affecte les prévisions de vente de l’entreprise. Mais la situation va se corriger au cours de l’année », pense Michael Orndorff.

Selon lui, les perspectives de croissance américaines demeurent prometteuses, et certaines données devraient bientôt atténuer l’anxiété ambiante des marchés.

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