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Gestionnaires en direct – L’importance de la durée dans les obligations à haut rendement

16 juillet 2014 | Commenter

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Historiquement peu considérée, la durée des obligations à haut rendement (HR) devient un critère à prendre en compte, prévient Nicholas Leach, gestionnaire de portefeuille, obligations HR pour CIBC Gestion d’actifs.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Historiquement, depuis 20 ans, la corrélation entre les bons du Trésor américain et les rendements de ce type d’obligations a été proche de zéro. Mais depuis deux ans, le critère de la durée est devenu important. »

Selon l’expert, cela est dû à la combinaison de rendements plus faibles que jamais, et d’une qualité de crédit élevée. Avec un faible rendement, on perd le coussin que l’on avait en cas de hausse des taux directeurs.

« Mais les obligations HR sont bien positionnées par rapport à d’autres titres à revenus. Elles vont surperformer tant dans un environnement stable qu’en cas de hausse des taux », dit Nicholas Leach.

Son raisonnement : la durée de ces titres est environ de 4,2 ans, comparativement à 7,3 % pour les obligations de catégorie investissement (CI).

« Si les taux devaient par exemple grimper de 1 %, alors les obligations HR chuteraient de 4,2 % avant que l’on gagne le coupon. Mais le prix des obligations CI chuterait quant à lui de 7 %. Toute chose étant égale par ailleurs, les obligations HR surperforment donc de 3 %. Et c’est avant de prendre en compte leurs coupons plus élevés, qui peuvent compenser largement une hausse des taux ou des défauts, contrairement aux obligations CI. »

À cela s’ajoute une stratégie de devises qui amène un 1 % supplémentaire par année, explique Nicholas Leach.

« Quatre-vingt-dix pour cent de nos placements sont en dollars américains, mais nous couvrons cela en dollars canadiens. En raison de leur différence à court terme, nous gagnons 25 points de base à chaque rotation trimestrielle. »

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