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Gestionnaires en direct – Prévisions 2016 pour le pétrole et le gaz naturel

23 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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L’avenir du pétrole et du gaz naturel est plutôt positif, analyse Gary Chapman, directeur général, actions canadiennes à Guardian Capital.

Cliquer ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct.

« Nous avions prévu qu’avec la livraison des pipelines Seaway et Flanagan, ainsi que l’accroissement du transport ferroviaire, le pétrole lourd continental allait trouver son chemin vers les raffineries côtières, où il obtiendrait de meilleurs prix. C’est ce qui s’est passé », affirme Gary Chapman.

« Du côté du gaz naturel, nous avions prévu des prix entre 3,50 et 4,50 au NYMEX. Au-dessus, des réserves de schiste pourraient être mises en marché, ce qui augmenterait l’offre. En deçà, les centrales au charbon passeraient au gaz naturel, ce qui augmenterait la demande. Et nous étions dans le vrai ici aussi », poursuit-il.

En revanche, la chute des prix du pétrole a été une surprise, reconnaît l’expert. Il se hasarde donc à de nouvelles prédictions en fonction des derniers développements :

« Le pétrole (West Texas Intermediate) devrait osciller entre 65 et 75 $ le baril en 2016. Les producteurs ne vont pas générer assez de liquidités pour forer suffisamment de puits pour compenser la baisse de production du pétrole de schiste. Ils ne pourront pas non plus obtenir assez de capitaux pour améliorer leurs flux de trésorerie. Au même moment, on observe une hausse de la demande, qui devrait s’accélérer en raison des bas prix. Tout cela va contribuer à réduire les surplus de production de 1,5 million de barils par jour qui nous ont mis dans cette situation en premier lieu », explique Gary Chapman.

Déjà, les dépenses en capitaux sont en baisse, les forages aussi, et le high-grading (élimination des puits les moins efficients) a fait son temps, avance l’expert. Quant au schiste américain, les formations de Bakken, Eagle Ford et du Permien voient leur production décliner, et les grands projets au large du Brésil et dans les sables bitumineux sont reportés ou annulés, tandis que la consommation mondiale augmente.

« La seule chose qui pourrait compromettre nos prédictions, c’est la levée de certaines sanctions qui amènerait beaucoup plus de pétrole sur le marché, le faisant passer sous 65 $ le baril », dit Gary Chapman.

Du côté du gaz naturel, la fourchette de 3,50 à 4,50 au NYMEX ne tient plus la route pour 2016, selon lui.

« La production de gaz naturel associée aux puits de pétrole est en déclin, de même que le nombre de puits voués au gaz naturel, et la production issue du schiste. Au fil du temps, la demande de gaz naturel pour les centrales électriques, les industries chimiques va augmenter. Le gaz naturel liquéfié devrait voir ses premières exportations dès 2016. La demande mexicaine va aussi augmenter, pour remplacer l’importation plus dispendieuse en provenance d’autres pays. »

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